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Comores : manifestation pour la libération des prisonniers

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Manifestation sur le parvis des droits de l'homme
©D.R
A Saint-Denis de La Réunion, Paris, Lyon, Marseille, Majunga, aux Etats-Unis où dans le pacifique, la communauté comorienne a manifesté pour demander la libération des prisonniers politiques, le respect des droits de l'homme et des règles démocratiques.
Depuis le début de l'année, l'archipel des Comores traverse une nouvelle crise politique majeure. 
Le référendum voulu par Assoumani Azali, le président actuel, a mis le feu aux poudres. Afin de garantir un juste équilibre dans les investissements entre les îles, le pouvoir passe d'île en île tous les cinq ans. En mettant fin à cette présidence tournante, Azali s'octroie la possibilité de garder le pouvoir jusqu'en 2021, s'il est réélu en 2019 lors d'élections présidentielles qu'il s'organise sur-mesure.
 

Les opposants privés de liberté 


Cette atteinte aux règles démocratiques est à la base des tensions qui ont contraint l'Union africaine à envoyer un émissaire pour renouer le fil du dialogue. Suite au référendum du 30 juillet 2018, des opposants ont été interpellés et incarcérés. Le président Sambi, ancien-dirigeant des Comores a été inculpé et placé en détention provisoire à son domicile. Des élus ont fui, d'autres sont empêchés de quitter le pays.
 

Sur le parvis des droits de l'homme


Samedi, sur le parvis des droits de l'homme de Champ-Fleuri, une centaine de sympathisants de l'opposition étaient rassemblés pour condamner les atteintes aux droits de l'homme, à la démocratie, à la presse et aux libertés individuelles, avec pour cibles principales, les membres déclarés de l'Union de l'opposition. Jimmy Adam, représentant international du Juwa, parti opposé au président Azali, est à La Réunion depuis le début du mois de septembre. 
 

"La libération des prisonniers politique"


Il devait rendre visite à sa mère gravement malade et décédée, ce lundi 24 septembre 2018, mais il a dû renoncer à ce voyage. Des amis lui indiquant qu'il serait arrêté dès son arrivée. 
Samedi 22 septembre 2018, le docteur Adam a demandé : "La libération des prisonniers incarcérés ces dernières semaines et l'application des mesures qui vont permettre, un retour à l’apaisement et à l’assainissement de notre pays".
Manifestation pour la liberté aux Comores
©D.R
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