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Comores : l'opposition reçue par le président Azali

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Ramtane Lamamra, Union africaine septembre 2018
Ramtane Lamamra, émissaire et diplomate de l'Union africaine, président de la mission aux Comores ©Capture d'écran lagazettedescomores.com
Les premiers effets de la mission visant à réinstaurer le dialogue entre les opposants et la majorité a, semble-t-il, porté ses fruits. Mamadou Soilih, le président de l'union et deux responsables de l'opposition des Comores, vont rencontrer dans la Journée Azali Assoumani, le président.
La mission du 14 au 16 septembre 2018 aux Comores de Ramtane Lamamra, haut représentant de l'Union africaine, s'annonçaient délicate. Le diplomate devait permettre à l'opposition et à la mouvance présidentielle de reprendre le dialogue écrit lagazettedescomores.com. Manifestement, les nombreuses rencontres, le temps et l'écoute de l'émissaire de l'UA ont porté leurs fruits. Mamadou Soilih, le président de l'opposition comorienne et trois autres responsables vont rencontrer Azali Assouman, président des Comores, dans la journée de ce mardi 18 septembre 2018. 

La fin de la présidence tournante entre les îles

Depuis le début de l'année 2018, le dialogue entre les deux parties est montée d'un cran. Azali Assoumani a décidé d'organiser un référendum pour lui permettre de s'affranchir de la présidence tournante afin de lui permettre d'organiser de nouvelles élections présidentielles dès 2019. 
Avec cette décision, Anjouan se voyait automatiquement privée de l'accession au pouvoir en 2021. Immédiatement, les gestes d'humeur et les mises en cause du président se sont multipliées.

Le référendum met le feu aux poudres

Malgré les menaces de dissensions, Azali a organisé un référendum le 30 juillet 2018 pour faire valider son projet référendaire par les urnes. Depuis, c'est une fuite en avant. D'après le pouvoir, les opposants auraient tenté d'organiser un coup d'état pour renverser la présidence. Le vive-président Djaffar est en exil pour éviter de se retrouver, comme les membres des partis de l'opposition où les juges qui ont refusé de valider les décisions présidentielles, en prison. 

Sambi en détention provisoire

Azali Assoumani est de plus en plus esseulé et l'incarcération à domicile du président Sambi est l'une des décisions les plus impopulaires qui soient. Après l'Union africaine, c'est une mission de la commission de l'Union africaine des droits de l'Homme et des Peuples qui va se rendre dans l'archipel. Si, pour l'instant le sujet sensible des incarcérations et de l'instrumentalisation de la justice n'a pas été évoqué, il sera au centre des futures discussions. 

Une manifestation à La Réunion le 22 septembre 2018

Reste désormais à savoir, comment le président des Comores va réussir à sortir de cette crise ouverte sans perdre la face. En politique comme en diplomatie, il faut savoir mettre fin à un conflit. 
À l'extérieur des Comores, l'opposition ne désarme pas. Le docteur Adam, responsable de la communication à l'international pour le parti Juwa, organise une manifestation le 22 septembre 2018, sur le parvis des droits de l'homme à Champ-Fleuri.
Affiche de l'opposition des Comores septembre 2018
©D.R
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