Coronavirus : l'île Maurice utilisera encore l'hydroxychloroquine

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Hydoxychloroquine et azithromycine
©Outre-mer la 1ère
L'île Maurice continuera d'utiliser le protocole du professeur Raoult a annoncé, mercredi soir, le docteur Zouberr Joomaye, sauf demande contraire du malade. Le porte parole note que 332 personnes ont été traitées avec succés à l'hydoxychloroquine et l'azithromycine. 
Décidément, le protocole de l'infectiologue marseillais fait couler beaucoup d'encre et continuera longtemps d'alimenter les débats. The Lancet a publié en fin de semaine dernière, comme l'écrit Ion News, concernant les effets secondaires et potentiellement mortel du protocole mis en place par le professeur Raoult.
 
De suite, de nombreux scientifiques ont mis en lumière les raisons qui remettent en cause les conclusions de cette étude. La lecture défavorable des chiffres concernant l'administration de l'hydroxychloroquine et de l'azithromycine ne tient pas compte des pathologies, de l'âge et conditions d'hospitalisation des victimes. 
L'île Maurice, sans polémiquer, a simplement annoncé qu'elle continuerait de soigner les malades avec ce remède révèle L'Express de Maurice.
 

900 000 cachets de Plaquénil prescrits chaque année


Cette décision importante a été annoncée par le docteur Zouberr Joomaye, porte parole du comité national en charge de la gestion de la crise Covid-19. Le médecin a précisé que les patients seraient libres de refuser l'administration du traitement, mais il a également souligné que l'île Maurice comptait 332 personnes soignées par l'association : hydoxychloroquine et azithromycine.

Le docteur a révélé que 900 000 cachets d’hydroxochloroquine sont consommés chaque année à l'île Maurice : "Le médicament est prescrit aux patients atteints de maladies auto-immunes ou encore, en prévention contre le paludisme," avant de conclure, "C’est un médicament que les médecins ont l’habitude de manier."
 

Pas d'autre traitement possible 


Interrogé sur l'étude de The Lancet, le médecin a juste noté : "l’étude n’était pas randomisée. C’est la raison pour laquelle elle est controversée."

Un journaliste présent a demandé au docteur écrit l'Express : "Il se passe quoi si un patient testé positif refuse ?" 
"Il n’aura pas de traitement. Pas parce que le ministère n’en a pas. C’est simplement qu’il n’y a pas de traitement homologué pour traiter la Covid-19" dit Zouberr Joomaye."