Coronavirus : Madagascar produit du CVO préventif et du CVO curatif

océan indien
Commande destinée à la Guinée-Bissau
©Capture d'écran L'express de Madagascar
La commande partie de Madagascar vers la Guinée-Equatoriale, ce mercredi 29 avril 2020, est composée pour l'essentiel de CVO préventif, mais aussi de CVO curatif. Une inscription sur les cartons qui a soulevé des interrogations. La différence est dans le dosage de plantes médicinales précise l'IMRA.
Une première commande de Covid-Organics, élaboré par l'IMRA (Institut Malgache des Recherches Appliquées), s'est envolée, mercredi à destination de la Guinée-Équatoriale. Son président, comme celui du Sénégal ont immédiatement pris contact avec leur homologue malgache pour en savoir plus et commander le fameux produit. Une commande qui a été confirmée pendant le week-end. 

La première livraison a rejoint la côte Ouest du continent africain, ce mercredi 29 avril 2020. Elle est composée de CVO préventif et de CVO curatif. Cette inscription sur un petit nombre de cartons a retenu l'attention des journalistes présents. 
 

Le CVO curatif est plus fort 


Le docteur Charles Andrianjara, directeur général de l'IMRA, qui assistait aux opérations a expliqué à L'Express de Madagascar"La différence entre le traitement préventif et curatif consiste dans le dosage à administrer aux patients".
Comme de nombreux pays à travers la planète, Madagascar est passé outre les directives de l'OMS (Organisation Mondiale de la Santé) en produisant et exploitant l'artémisia.

L'artémisia, proche de l'armoise gauloise, est l'objet de discussions sans fin. Pour les uns, surtout les personnes touchées par le "palu", elle est indispendable. Pour les autres, dans les pays occidentaux, les études sont insuffisantes et les effets secondaires trop nombreux, oubliant de préciser que tous les médicaments sont dangereux et, pour la majorité, inspirés pas la nature. 
 

62% d'artémisia dans le CVO

Artémisia
©francetvinfo

À Madagascar, comme dans d'autres pays d'Afrique, la culture de cette plante médicinale était destinée, au départ, à soigner le paludisme. L'OMS a tenté d'imposer à la Grande île l'arrêt immédiat de son exploitation sous peine de sanctions. Une menace qui n'a eu aucun effet, Andry Rajoelina, le chef de l'État, s'opposant clairement à l'Organisation.

Aujourd'hui, Midi-Madagascar nous apprend que l'artémisia entre à 62% dans la composition du CVO. Les chercheurs ont, également, utilisé de la quinine et d'autres extraits de plantes endémiques de la pharmacopée malgache. Impossible de savoir si ce remède a un quelqconque bienfait, impossible de dire également qu'il n'en a aucun. Seul le temps répondra aux questions qui restent en suspend.  
Les Outre-mer en continu
Accéder au live