Covid: une danseuse réunionnaise rentre de l'Inde à cause de la crise sanitaire

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20141021 Danse Indienne
Passionnée de danse classique indienne, Julie, une étudiante est rentrée du sud de l'Inde après la fermeture temporaire de son école. ©Reunion1ere

Julie, partie étudier le Bharata Natyam à Chennai, est parvenue à rentrer du sud de l'Inde sans dommage. Au plus grand soulagement de ses parents, inquiets de la tournure de la crise sanitaire. La gravité de la situation a entraîné la fermeture temporaire de l'école où étudie la Réunionnaise.  

Passionnée de danse classique indienne depuis son plus jeune âge, Julie a commencé à étudier le Bharata Natyam à l'âge de 7 ans. En 2019, elle décide d'en faire son métier et s'envole pour la capitale du Tamil Nadu. 

C'est à Tiruvanmiyur, dans la banlieue sud de Chennai que se trouve la Khalakshetra Dance School, le "Temple de l'Art", l'école de danse à laquelle Julie s'est inscrite. "C'est une des écoles les plus réputées du pays pour l'enseignement du Bharata Natyam" explique la Réunionnaise qui ne se sentait pas particulièrement menacée, malgré la flambée du Covid.  

Pas de contact en dehors de l'établissement

"Dans l'établissement, le filtrage était tel que nous n'avions pas de contact avec l'extérieur" raconte Julie en précisant toutefois que "la situation est devenue de plus en plus effrayante car les nouvelles des ravages de la Covid nous parvenaient et il y a avait de plus en plus de victimes"

Julie, une jeune réunionnaise soulagée d'avoir pu quitter l'Inde où elle étudie la danse

Par mesure de sécurité, la Khalakshetra Dance School a été fermée et les étudiants ont été priés de regagner leur domicile. Julie s'est envolée pour Paris avant de revenir dans l'île. Sans dommage. Elle raconte que "cela a été difficile de revenir, mais mes parents étaient très inquiets. Du coup je suis soulagée d'être là ... "

Julie doit encore réaliser deux années d'étude dans son établissement scolaire dans la banlieue de Chennai, la capitale du Tamil Nadu. Deux années pour réaliser son rêve et décrocher son diplôme d'enseignante de danse classique indienne. Son école pourrait accueillir de nouveau ses pensionnaires au mois de juin prochain, en fonction de l'évolution de la situation sanitaire.

La Réunionnaise l'espère, afin de pouvoir retourner en Inde et terminer son cusus.