Crise sociale : "couvre feu" prolongé, ébauche de revendications présentée au préfet [SYNTHESE]

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gilets jaunes vote à main levée
©Elyas Akhoun Réunion la 1ère
7ème jour de mobilisation pour les Gilets Jaunes de La Réunion. Blocage du Port Est et barrages filtrant à travers l'île, les manifestants poursuivent leurs actions et précisent leurs revendications. Le préfet de La Réunion prolonge l'interdiction de circuler.
 
Les Gilets Jaunes viennent d'effectuer leur 7ème jour de mobilisation. Des barrages filtrants ont une nouvelle fois été mis en place dans de nombreux points de l'île. Le Port Est, lieu de transit des marchandises importées, a lui été bloqué la journée durant.

Un bref échange entre les manifestants et les forces de l'ordre a d'ailleurs éclaté en fin d'après-midi à proximité de la SRPP. Les forces de l'ordre y était déployées en nombre. Un incendie s'est déclaré dans un entrepôt voisin.
 

La mobilisation ne faiblit pas


Dans le Nord, sur la voie d'accès de l'aéroport de Roland Garros à Sainte-Marie, devant la préfecture à Saint-Denis, dans l'Est où des transporteurs ont enfilé le gilet jaune, dans le Sud où les manifestants restent mobilisés en nombre ou encore dans l'Ouest avec le blocage du Port Est, les Gilets Jaunes restent mobilisés.

Reportage de Jonnhy Lérivain et Hermina Lasson.
Samedi 24 novembre, de nombreux Gilets Jaunes se sont donnés rendez-vous sur des points stratégiques. Certains devraient se rassembler dès 9h devant la préfecture à Saint-Denis, d'autres ont prévu un grand pique-nique partage devant le Port Est.


Les revendications se précisent


Si jusque-là, les manifestants avaient des difficultés à se faire entendre d'une voie claire et distincte, les revendications sont devenues ce vendredi 23 novembre plus précises. Les Gilets Jaunes se sont regroupés et ont commencé à formuler des doléances communes. Pour l'heure, elles restent encore nombreuses et diffèrent selon les groupes, mais des représentants se sont tout de même rendus en préfecture, dans l'après-midi, pour présenter un premier document au préfet de La Réunion.Une première ébauche qui devra encore être travaillée, mais qui permet d'ouvrir un dialogue absent jusque-là. Bien sûr, les revendications sont nombreuses, les avis divergent, mais les gilets jaunes espèrent être entendus.

Patrick Smith et Jacques Payet ont rencontré des gilets jaunes du Sud.
©Réunion la 1ère
Dans le Sud toujours, un des porte-paroles de la Coordination des Gilets Jaunes a exposé les revendications portées par le groupe, et réaffirmé le détermination des manifestants.
 

L'approvisionnement devient compliqué


Tous les matins, de nombreux Réunionnais partent à la recherche de denrées. Les magasins sont pris d'assaut mais les rayons sont bien souvent vides. Ceux qui sont ravitaillés sont aussitôt dévalisés. Malgré tout, petits commerces et forains tentent de continuer leur activité, encouragés par certains manifestants. A Saint-Denis, le traditionnel marché des Camélias a d'ailleurs eu lieu ce vendredi 23 novembre au matin.

Le reportage de Nathalie Rougeau et Thomas Lemoullec.
Lors d'une conférence de presse ce vendredi 23 novembre, le préfet de La Réunion a assuré que les secteurs prioritaires étaient approvisionnés. Hôpitaux et pharmacies ont pu être fournis en médicaments, aéroport et services de secours en carburant. Des bonbonnes de chlore ont également été livrées dans les communes pour permettre la potabilisation de l'eau, et des éleveurs et des agriculteurs ont pu être approvisionnés.
 

"Couvre feu" prolongé et forces de l'ordre renforcées


Le préfet de La Réunion a également décidé de prolonger l'arrêté d'interdiction de circuler, en vigueur de 21h à 6h dans 14 des 24 communes de l'île, pour 48 heures.

" Ma première priorité c’est d’assurer la sécurité de la population. Des mesures ont été prises pour cela ".


Les renforts de forces de l'ordre demandés ont été accordés a également annoncé Amaury de Saint-Quentin. Des renforts pour lutter contre les individus qui " tentent de profiter du mouvement des gilets jaunes pour se livrer à des menaces, des intimidations et du racket sur les Réunionnais ", explique-t-il.

Les précisions de Delphine Poudroux et Jean-Claude Toihir.

 
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