Débrayage à Jumbo Score : les salariés réclament le versement de la prime de 1 000 euros

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©IMAZ PRESS RÉUNION
La colère du personnel des " Jumbo Score ". Des salariés ont débrayé ce matin, afin de dénoncer le montant de la prime qui leur sera versée par leur direction. Le Président de la République avait promis que celle-ci s'élèverait à 1 000 euros. Or, la direction de Vindémia a prévue de la dévaluer.
Le compte n'y est pas pour les employés des « Jumbo Score » de l’île. La prime Macron qu'ils devraient toucher car mobilisés depuis le début de la crise sanitaire sera dévaluée par leur direction. L'annonce leur a été faite hier. Quelques salariés se sont donc mobilisés, ce matin, à l'entrée des magasins. Pour Mario Corbeau, délégué Syndical CFDT, cette annonce n'est pas à la hauteur.
 

La direction nous propose 650 euros de prime pour une caissière qui aurait travaillée à temps plein ou partiel, du 17 mars au 10 mai. 
Un employé qui aurait travaillé à temps plein, il toucherait au maximum 500 euros.
Et ceux qui ont travaillé au service "support" toucheraient 300 euros 


Des propositions jugées insuffisantes pour les employés en première ligne. " Nou lé pa plus nou lé pa moins. Surtout qu'en métropole, dans le groupe Casino (à qui appartient les magasins Jumbo Score de l'île), les salariés qui travaillent à temps plein, ils sont à 1 000 euros. Ça a toujours était cet écart parce que l'on est moins considéré que les gens de la métropole " s'insurge le syndicaliste.
 

Un écart de traitement dénoncé


Pour le syndicaliste, cet écart n'est donc pas nouveau. Mais, il continue à le fustiger. D'autant plus que les résultats économiques des Score jumbo sont consolidés. " Lorsque le groupe Casino France publie ses comptes, les comptes de Vindémia (Score Jumbo) en font partie. Donc, si il donne 1 000 euros en métropole, ils doivent également nous donner 1 000 euros ". Si le groupe se décidait à verser cette prime aux salariés mobilisés, le coût total s'élèverait à deux millions cent-mille euros.
 

" S'il faut entrer en grève, on le fera "


Ce débrayage était une première étape. Les salariés n'excluent pas de durcir leur mouvement s'ils n'obtiennent pas gain de cause. " On va s'organiser, on va mettre les choses en place. S'il faut entrer en grève, deux, trois jours, une semaine, on le fera " ajoute Mario Corbeau, délégué syndical CFDT.

Mario Corbeau, délégué syndical CFDT interrogé par Sébastien Autale :
 

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