Déconfinement : ce qui devrait changer à partir du 11 juillet

coronavirus
Que sera-t-il possible de faire lors du déconfinement à La Réunion ?
©Imaz Press
La fin de l’état d’urgence sanitaire prendra effet ce samedi 11 juillet 2020 à minuit. Jusqu'au 10 novembre, le gouvernement pourra cependant prendre certaines mesures sur les déplacements ou les rassemblements. A La Réunion, les modalités d'entrée sur le territoire vont évoluer.
Le 2 juillet, l'Assemblée nationale a définitivement adopté le projet de loi concernant la sortie de l'état d'urgence sanitaire après le 10 juillet.

L'état d'urgence sanitaire prendra fin demain soir (et sera effectif ce samedi 11 juillet à minuit), sauf en Guyane et à Mayotte, où il sera maintenu en raison de la forte présence du coronavirus dans ces deux départements et où il est prolongé jusqu'au 30 octobre inclus.
 

Qu'est-ce qui va changer (ou pas) ?

  • Les croisières fluviales seront de nouveau autorisées : il pourra être décidé de reprendre les croisières en mer entre les ports européens, pour les navires dont la capacité ne dépasse pas une limite fixée par arrêté ministériel ;
  • Les stades et hippodromes seront ouverts au public, avec une jauge maximale de 5 000 personnes. Comme pour les salles de spectacle, les activités rassemblant plus de 1 500 personnes devront donner lieu à une déclaration, afin que puissent être garanties le respect des précautions nécessaires ;
  • La jauge maximale de 5 000 personnes pour les grands événements, les stades et les salles de spectacle est en principe en vigueur jusqu'au 1er septembre. Un nouvel examen de la situation épidémiologique nationale devrait-être réalisé mi-juillet pour décider si un assouplissement est possible pour la deuxième partie du mois d'août.
  • Le port du masque dans les transports en commun restera obligatoire pendant quatre mois après la fin de l’état d’urgence, c’est-à-dire jusqu’en novembre.
Du 11 juillet au 10 novembre 2020, le Premier ministre pourra ordonner par décret, plusieurs mesures afin de lutter contre l'épidémie de Covid-19. Il pourra notamment réglementer :
 
  • La circulation des personnes et des véhicules et l’accès aux transports collectifs (port du masque...) ;
  • L’ouverture des établissements recevant du public tels les restaurants, les cinémas et des lieux de réunion (mesures barrière ...) ;
  • Les rassemblements et les réunions sur la voie publique et dans les lieux publics.
Il peut également imposer un test virologique aux personnes qui voyagent en avion entre la métropole et les outre-mer et entre les outre-mer. Les passagers en provenance d’une collectivité d’outre-mer où ne circule pas le virus en sont dispensés.


Les conditions pour voyager en Outre-mer vont évoluer

Pour se rendre en Guadeloupe, en Martinique, à La Réunion et à Saint-Pierre et Miquelon, il ne sera plus nécessaire d’effectuer une quarantaine. Néanmoins, un test PCR effectué dans les 72 heures avant le départ sera obligatoire. Il devra évidemment être négatif afin de pouvoir embarquer à bord de l’avion.

Un protocole d’expérimentation a été mis en place le 9 juin aux Antilles et à La Réunion avec une quarantaine de sept jours et un test Covid-19 négatif réalisé dans les 72h avant le départ. 

 


Des dépistages massifs

A La Réunion des parlementaires ont rencontré le préfet ce matin. Ils ont demandé le lancement d'une large campagne de communication au sujet des test obligatoires. Ils réclament également le développement des tests, sans prescriptions médicales, pour détecter les clusters familiaux ou géographiques.

Avec la reprise des vols passagers entre Mayotte (où l'état d'urgence ne devrait prendre fin que le 30 octobre inclus) et La Réunion, il faudra porter attention à la propagation du virus.

La préfecture de La Réunion devrait préciser, prochainement, les modalités de la fin de l'état d'urgence dans le département.
 
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