Des chantiers au Maïdo pour lutter contre la prolifération de l’ajonc d’Europe

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Au Maïdo, des bénévoles participent à un chantier de lutte contre la prolifération de l’ajonc d’Europe.
Au Maïdo, des bénévoles participent à un chantier de lutte contre la prolifération de l’ajonc d’Europe. ©Réunion La 1ère
Au Maïdo, des bénévoles participent à un chantier de lutte contre la prolifération de l’ajonc d’Europe. Cette espèce envahissante menace notre biodiversité. Reportage.

La vue est à couper le souffle. Avec à peine dix degrés au thermomètre, le belvédère du Maïdo accueille les curieux. Juste en contrebas, une dizaine de bénévoles s’activent ce vendredi 29 juillet, pour lutter contre la prolifération de l’ajonc d’Europe.

Une espèce invasive

Emma a les mains plongées dans cette espèce invasive introduite au 19e siècle dans l’île. L’ajonc d’Europe est désormais une menace pour notre biodiversité. "Cela m’intéresse de comprendre les problématique de l’île et le cadre est agréable", sourit la jeune bénévole.

Regardez le reportage de Réunion La 1ère :

Au Maïdo, des bénévoles participent à un chantier de lutte contre la prolifération de l’ajonc d’Europe. Cette espèce envahissante menace notre biodiversité. Reportage.

L’ajonc d’Europe et le fleur jaune

La zone de travail représente une surface d’environ 2 500 m carré. Jusqu’à l’incendie de novembre 2020, elle était couverte d’ajonc. Sa fleur est jaune mais elle n’a rien à voir avec le fleur jaune.

Il y a d’un côté un jonc envahissant qui occupe toute la place et de l’autre le fleur jaune qui est une plante endémique de La Réunion, explique Elodie Durand, agent de terrain secteur ouest, au Parc National. Regardez celui-ci, on voit qu’il a été dégagé, il a de la lumière, il a des grains qui arrivent et qui vont s’envoler et recoloniser des endroits qui ont brulé".

Protéger le "triangle d’or"

C’est une course contre la montre, car le feu favorise la germination des graines d’ajoncs. L’ajonc d’Europe est présent sur le massif du Maïdo entre 1600 et 2400 mètres. L’objectif est de l’empêcher d’aller plus haut et protéger le "triangle d’or" de fort endémisme : Gran Bénare, la Glacière, Piton Rouge.

"Nous sommes sur un milieu subalpin en milieu tropical, c’est exceptionnel dans l’Océan Indien puisque ce milieu n’existe sur aucune autre ile autour de nous, souligne Fany Rivière, médiatrice du patrimoine secteur Ouest au Parc National. Ces formations végétales auraient connu l’ère glaciaire".

Six autres chantiers à venir

Parmi les bénévoles, une famille autrichienne arrivée en vacances dans l’île.

"Nous voulons découvrir sous d’autres latitudes, le recul de la biodiversité et l’impact du changement climatique sur cette partie du monde, explique Bianca Koeck, bénévole autrichienne qui fait partie d’une association environnementale dans son pays. Avec cette activité, nous comprenons les défis auxquels La Réunion doit faire face".

D’ici fin septembre, six autres chantiers de ce type sont prévus sur ce même site.