Des étiquettes pour les poissons frais péi

pêche
étiquettes poisson péi production locale 201120
©Delphine Poudroux
Différencier les poissons péi des autres poissons, comme pour le bœuf, c’est désormais possible grâce à une étiquette spécifique. Les pêcheurs et les aquaculteurs de La Réunion le réclamaient depuis plusieurs années.
C’est un outil simple, qui doit permettre de différencier le poisson frais pêché, ou produit localement, et celui issu de l’importation. Dans les points de vente, les consommateurs peuvent, depuis ce vendredi 20 novembre, identifier les produits au moyen d’étiquettes "pique-prix".

Des étiquettes identifiables par leur couleur, la méthode de pêche y est notamment indiquée.

Reportage de Réunion la 1ère.
Des étiquettes pour identifier les poissons péi ©Réunion la 1ère
 

Identifier la production locale

Le marché du frais à La Réunion est marqué par la concurrence tarifaire des importations de poissons pélagiques et démersaux, dont la plupart sont les mêmes que ceux pêchés par les navires réunionnais ou produits par les aquaculteurs locaux, constate l’ARIPA.

L’Association Réunionnaise Interprofessionnelle de la Pêche et de l’Aquaculture distribue des étiquettes dans les points de vente de l’île. Pour les professionnels, il s’agit d’orienter les consommateurs vers la production locale.
 
etiquettes poisson péi production locale 201120
©Delphine Poudroux
 

Soutenir la pêche locale

En achetant les produits de la pêche réunionnaise, le consommateur soutient une économie, explique Ludovic Courtois, le délégué général de l’ARIPA.
 

" Un pêcheur, c’est 4 emplois à terre qui sont générés derrière. Et donc, quand j’achète du poisson de la pêche professionnelle réunionnaise, je crée des emplois et je permets aux jeunes réunionnais de rester sur leur île et de pouvoir développer leur territoire. "

Ludovic Courtois, le délégué général de l’ARIPA


A La Réunion, 120 pêcheurs professionnels ramènent chaque matin du poisson frais sur les étals de l’île. Chaque année, 16 000 tonnes de produits de la mer sont consommées dans le département, dont 4 000 tonnes issues de la production locale.
 
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