Des restaurateurs baissent le rideau, d’autres misent sur la vente à emporter

coronavirus
A Saint-Denis, Wilfried Bluker a investi pour miser sur la vente à emporter.
A Saint-Denis, Wilfried Bluker a investi pour miser sur la vente à emporter. ©Sébastien Autale
Les restaurateurs sont contraints de fermer à nouveau leurs portes, ce lundi 2 août. Ils ne rouvriront qu’à la mise en place du pass sanitaire. Certains ont décidé de miser encore une fois vers la vente à emporter.

Nouveau coup dur pour les professionnels de la restauration à La Réunion, contraints de rester fermés, ce lundi 2 août. Face à la dégradation de la situation sanitaire dans l’île, un confinement et un couvre-feu ont été annoncés et mis en place par le préfet de La Réunion, Jacques Billant, samedi dernier.

Pas de réouverture pour le moment

Les établissements de restaurations n’accueillent plus de clients à table. Ils pourraient toutefois rouvrir à la mise en place du pass sanitaire, à priori le 9 août prochain, et sous réserve d’amélioration des indicateurs sanitaires dans l’île.

Regardez le reportage de Réunion La 1ère :

Les restaurants fermés

 

Miser sur la vente à emporter

Certains professionnels avaient anticipé ces difficultés. A Saint-Denis, Wilfried Bluker a investi pour transformer son activité, dès le début de la crise. Il a développé la vente à emporter qui reste autorisée jusqu'à 22 h pendant le confinement. "Faut attendre que l’épidémie passe, mais les gens consomment et mangent toujours donc il faut s’adapter pour continuer à travailler", remarque Wilfried Bluker.

Ce restaurateur a retiré des tables pour augmenter la surface des cuisines. "On a proposé des salades et des plats, en plus des sushis, et on a même recruté deux livreurs supplémentaires", explique Wilfried Bluker.

Une autre manière de travailler

Une diversification qui a couté cher, mais qui lui permet de continuer à travailler, malgré la crise. "La vente à emporter est une autre manière de travailler, les marges ne sont pas les mêmes, remarque-t-il. Il y a pas de marge sur les boissons, l’alcool à table, et il y a aussi une forte concurrence".

Des emplois préservés

Mais selon lui, "beaucoup de clients recherchent aujourd’hui la vente à emporter". "Ils commandent leur menu via les réseaux sociaux, se font livrer entre midi et deux et mangent devant leur ordinateur le midi pour avancer leur travail et partir parfois plus tôt, c’est un nouveau système de vie, de nouvelles habitudes", remarque Wilfried Bluker qui comptait bien s’adapter.

Ce nouveau fonctionnement lui a permis de préserver onze emplois.