Des ruches contaminées par le petit coléoptère : la Chambre d’agriculture de La Réunion alerte les ministères

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Des ruches contaminées par le coléoptère à La Réunion
Des ruches contaminées par le coléoptère à La Réunion ©Imaz Press
Des apiculteurs obligés de brûler leurs ruches et leurs abeilles par mesure de précaution. Depuis le 5 juillet, des ruchers sont contaminées par le petit coléoptère, un insecte qui ravage les ruches. La Chambre d’agriculture de La Réunion alerte les ministères.

Sa présence à La Réunion a été détectée le 5 juillet dernier. Depuis, les apiculteurs tentent de faire face à cette crise.

122 ruchers infestés

Selon la Chambre d’agriculture de La Réunion, 122 ruchers seraient infestés par le petit coléoptère. Cet insecte ravage les colonies d’abeilles et serait surtout présent dans le Sud de l’île, vers Saint-Philippe. Par mesure de précaution, certains sont obligés de brûler leurs ruchers et leurs abeilles.

Soutenir les apiculteurs et la filière

Ce samedi 16 juillet, La Chambre d’agriculture de La Réunion explique avoir alerté les ministères. Elle assure que "les agents de la cellule « Diversification animale » et Elevage de la Chambre d’Agriculture sont mobilisés pour soutenir la filière et les apiculteurs".

Le président de la Chambre, Frédéric Vienne, demande à ce que "les apiculteurs soient soutenus aussi bien au niveau technique qu’à l’échelle économique". La Chambre d’agriculture de La Réunion a écrit un courrier aux Ministères de l’Agriculture et de l’Outre-Mer ainsi qu’aux collectivités territoriales pour "accompagner au mieux nos apiculteurs à gérer cette période de crise souvent synonyme d’incompréhension".

Compenser les baisses de production

Pour la Chambre d’agriculture la "priorité est d’apporter un appui aux d’une acquisition d’équipements (pièges, …) qui limiteront la propagation de ce ravageur".

Frédéric Vienne estime qu’il faut aussi aider "les apiculteurs impactés par la destruction de leurs ruches et colonies et ainsi relancer dès que possible les ateliers de productions concernés et permettre la viabilité de ces entreprises".

"Pour les secteurs faisant l’objet de mesure de restriction à travers l’arrêté préfectoral interdisant notamment de transhumer les ruches (zone de protection et de surveillance), cela entrainera inéluctablement un impact négatif sur les futures miellées et, par rebond, le revenu des apiculteurs", poursuit le président de la Chambre qui va solliciter les collectivités "pour compenser en urgence cette baisse de production".