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Affaire Cimendef: Ericka Bareigts et Huguette Bello relaxées

Les députées Ericka Bareigts et Huguette Bello ont été relaxées par le tribunal correctionnel de Champ-Fleuri. La Région avait porté plainte contre les deux parlementaires pour être entrées de force dans la médiathèque Cimendef à Saint-Paul en mars dernier.

Ericka Bareigts et Huguette Bello au tribunal correctionnel avec leur avocat © Precilla Ethève
© Precilla Ethève Ericka Bareigts et Huguette Bello au tribunal correctionnel avec leur avocat
  • Laurent Figon avec Précilla Etheve et Nathalie Rougeau
  • Publié le , mis à jour le
Le tribunal correctionnel de Champ-Fleuri a décidé de relaxer les deux députées Ericka Bareigts et Huguette Bello, considérant qu'il s'agissait d'un mauvais procès.

Les députées Ericka Bareigts et Huguette Bello se sont retrouvées devant le tribunal correctionnel de Champ-Fleuri. Les faits qui leurs sont reprochés remontent au 3 mars de cette année. Les deux parlementaires ont voulu visiter la médiathèque Cimendef à Saint-Paul. Elles espéraient être accueillies par un représentant de la Région, devenue propriétaire des lieux après le rachat de l'édifice culturel auprès de la mairie de Saint-Paul. Elles se sont finalement retrouvées face à un vigile qui leur a barré la route.
Les deux élues ont, selon l'accusation, forcé le passage pour accéder à un espace interdit au public car en travaux. Ce que réfute Ericka Bareigts 
 

Ericka Bareigts explique pourquoi selon elle avait le droit d'entrer dans la médiathèque Cimendef

L’audience a commencé avec un point de droit soulevé par la défense des deux députées, Maître Fabrice Saubert. Il demande au tribunal de déclarer irrecevable la plainte de la Région. Le Président décide de joindre l’incident au fond et débute les auditions des deux députés.
 
Ericka Bareigts s'explique devant la presse avant son procès au tribunal correctionnel de Champ-Fleuri © Nathalie Rougeau
© Nathalie Rougeau Ericka Bareigts s'explique devant la presse avant son procès au tribunal correctionnel de Champ-Fleuri

Devant le tribunal, Ericka Bareigts s'explique : "Nous sommes là sans écharpe car nous sommes des citoyennes et nous voulons assumer ce que nous avons fait".
 

Ericka Bareigts explique pourquoi selon elle l'accès à la médiathèque Cimendef était autorisé


"Je ne comprends pas pourquoi je suis devant vous", c'est ce que déclare en préambule la députée Huguette Bello. Auparavant son avocat avait déclaré que dans cette affaire "la Région se prend pour le Procureur de la République". Pour le conseil, ses clientes n’ont fait qu’exercer leurs mandats en se rendant dans un lieu public. Ce jour là elles ont manifesté pour que la médiathèque ne soit pas transformée en conservatoire à rayonnement régional. Elles voulaient militer pour la lecture et la préservation de cet édifice culturel en raison du fort taux d’illettrisme à la Réunion 116 000 Réunionnais soit 22 % de la population.

Le Procureur de la République, Pierre Bernard, n'est pas convaincu que le tribunal correctionnel soit le lieu pour un débat exclusivement politique. C'est la raison pour laquelle il ne requiert pas de peines contre les élues et s'en remet à la décision du tribunal. Tribunal qui a donc décidé la relaxe des deux parlementaires, Ericka Bareigts et Huguette Bello.

(Re)Voir le reportage de Nathalie Rougeau et Philippe Hoareau
 
Procès Ericka Bareigts et Huguette Bello





 

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