publicité

Education nationale : « Tous les indicateurs sont au rouge » (FSU)

Pour dénoncer les suppressions de postes dans l’Education nationale, 5 syndicats appellent à la grève à La Réunion ce lundi. Une intersyndicale moins large qu’en métropole, malgré une situation encore plus préoccupante, selon Marie-Hélène Dor, secrétaire départementale de la FSU.
 

© Réunion la 1ère (Philippe Dornier)
© Réunion la 1ère (Philippe Dornier)
  • Philippe Dornier
  • Publié le
« Il est plus qu’urgent de se rassembler » affirme Marie-Hélène Dor, invitée de la matinale sur Réunion la 1ère radio, qui « salue le fait qu’il y ait une convergence d’analyses sur l’urgence à défendre l’école publique. » En plus de l’intersyndicale FSU-UNSA-SGEN CFDT, le SNALC et le SAIPER participent au mouvement qui perturbe les cours ce lundi. « Tous les indicateurs sont au rouge : le nombre d’élèves sortant du système scolaire sans qualification, l’illettrisme qui ne reflue pas… Il faudrait au contraire un plan d’urgence. Que l’ensemble des établissements scolaires soient en zone d’éducation prioritaire, ça permettrait d’abaisser le nombre d’élèves par classe. »

Au niveau national, l’année prochaine, 2.650 postes doivent être supprimés dans les collèges et lycées publics, 550 dans le privé et 400 dans l’administration. Et à La Réunion ? « Pour les personnels administratifs, on parle de 5-6 postes en moins » avance la patronne locale de la FSU. « Mais il en manque déjà 30. Ça va avoir des conséquences encore plus néfastes pour l’organisation générale du système éducatif. »
 

Le burn-out des directeurs


Exemple le plus criant : celui des directeurs d’écoles, privés de secrétaires, déplore Marie-Hélène Dor : « Ils sont au bord du burn-out, parce que contrairement aux principaux de collèges et aux proviseurs de lycées, ils n’ont pas tout cet appui nécessaire pour effectuer les tâches administratives, et en même temps dans certains cas assurer les cours. Ça devient un casse-tête. »

L’inquiétude de la FSU porte aussi sur la réforme du lycée : « D’un lycée à l’autre, on pourra avoir un bac à physionomie différente, un bac par lycée. C’est la pulvérisation du cadre national. La référence absolue disparaît. Quelle valeur va-t-on accorder à ce nouveau bac ? Nous l’ignorons. »
Marie-Hélène Dor, secrétaire départementale de la Fédération Syndicale Unitaire

Sur le même thème

L'actualité la 1ère partout et à tout moment
Téléchargez l'application La 1ère
  • AppStore
  • Google Play