Les EHPAD de La Réunion solidaires de la grève nationale

social
Ehpad 2018
©Réunion.1
À La Réunion, comme en métropole, l'intersyndicale des personnels des EHPAD appelle ses adhérents à suivre le mouvement de grève pour obtenir l'amélioration de la prise en charge des patients, de meilleures conditions de travail, la titularisation des précaires et la revalorisation des salaires... 
Tous les EHPAD de La Réunion, comme ceux de France sont en grève ce mardi 30 janvier 2018. Ce mouvement, prévu de longue date, vise à obtenir une meilleure prise en charge des personnes âgées, l'amélioration des conditions de travail des personnels, mais aussi :
  • Application d’un agent ou un salarié par résident, tel que prévu par la Plan Solidarité Grand Age
  • Abrogation des dispositions législatives relatives à la réforme de la tarification des EHPAD, contenues dans la loi du 28 décembre 2015 ainsi que le retrait des décrets d’application
  • Arrêt des baisses de dotations induites par la convergence tarifaire et exige par conséquent le maintien de tous les effectifs des EHPAD y compris les contrats aidés, qui doivent être intégrés et sécurisés amélioration des rémunérations, des perspectives professionnelles et de carrières, dans le cadre du Statut et des conventions collectives nationales

Un personnel à bout de souffle 

Comme toujours, le personnel qui œuvre dans le monde médical doit faire abstraction de ses difficultés pour soigner les patients. Une dévotion qui est mise à rude épreuve depuis plusieurs années dans les hôpitaux, les services d'urgence et les maisons de retraite. Les employées de ces établissements sont à bout de souffle. 12 à 15 toilettes à faire le matin en arrivant, combien de soins, de maux plus ou moins graves à soulager en urgence. Ces difficultés s'expliquent quand l'on sait qu'aujourd'hui le ratio d'un agent par patient n'est pas respecté. Il est au mieux, de 0,6 agent...
Les directeurs comme les représentants du personnel s'inquiètent de la convergence des EHPAD publics et privés qui doit avoir lieu en 2023. Une union qui devrait conduire à des suppressions de postes. Le public s'alignant sur les conditions de travail et de salaire du privé... 
Par ailleurs, les grévistes dénoncent la manœuvre de la ministre de la Santé qui annonce vouloir verser 50 millions d'€. Ils rappellent qu'elle a pris 100 millions d'€ dans ces mêmes caisses, en 2017.
©reunion

 

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