Elections communautaires : la bataille de la CINOR se prépare

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Gérald Maillot à la tête de la CINOR
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Les conseillers communautaires de Saint-Denis, Sainte-Marie et Sainte-Suzanne se réuniront vendredi pour élire le président de l’intercommunalité. Alors que droite et gauche comptent leurs soutiens, le secrétaire général du parti Croire et Oser, élu à Sainte-Suzanne, se déclare candidat.
L’élection du président de l’intercommunalité, c’est un peu le quatrième tour des municipales après l’élection des maires. C’est important parce que de nombreuses responsabilités sont désormais entre les mains des regroupements de communes : la gestion de l’eau, celle des déchets et donc du projet de la société Innovest qui fait polémique.

Autre dossier important celui des transports et là ce sont aussi bien les projets de téléphériques que de tramways qui sont en jeu. Le groupe qui aura la majorité des voix et la présidence de la CINOR aura donc un pouvoir important sur l’aménagement et la vie quotidienne des habitants du Nord de l’Ile.
 

Qui veut prendre le pouvoir à la CINOR ?

Dans cette bataille, les clivages politiques sont un peu brouillés. On a d’un côté la majorité d’Ericka Bareigts à Saint-Denis, qui compte 26 élus sur 64. Elle  peut compter sur les 4 élus du groupe de l’ancien président Gerald Maillot à Sainte-Marie, mais ce sera beaucoup plus compliqué de rallier les 10 élus de la gauche de Sainte-Suzanne.

Maurice Gironcel, est en effet prêt à s’allier à la droite pour retrouver une présidence tournante. Il voterait dans ce cas avec les 15 élus du groupe de Richard Nirlo, le maire de Sainte-Marie, et avec les 6 du groupe de Didier Robert à Saint-Denis, qui pourrait briguer la présidence, et avec Daniel Alamélou, soutenu par le président de région pendant la campagne.

Une configuration qui donnerait 32 des 64 voix à la droite. Reste les deux voix d’Alexandre Laï-Kane-Cheong, qui propose sa candidature tout en se déclarant contre la présidence tournante.

S’il y a égalité, c’est le doyen qui prend la présidence, un doyen qui s’appelle Gilbert Annette. D’ici là tout est possible, y compris un accord entre les trois maires, qui ont prévu de se rencontrer avant le vote de vendredi.
 
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