Le maire de l’Etang-Salé, Jean-Claude Lacouture, est à nouveau entendu par les gendarmes

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Le maire sortant, Jean-Claude Lacouture arrive en tête devant Mathieu Hoarau, avec seulement une voix d'écart.
Le maire de l'Etang-Salé, Jean-Claude Lacouture. ©Imaz Press

Moins d’une semaine après sa garde à vue, le maire de l’Etang-Salé, Jean-Claude Lacouture est à nouveau entendu par les gendarmes à Saint-Denis, ce mercredi 31 mars, dans le cadre de l’enquête ouverte pour trafic d’influence autour de l'opération immobilière "Vent Ilet".

Le maire de l’Etang-Salé, Jean-Claude Lacouture est à nouveau entendu par les gendarmes de la section de recherche de La Redoute, à Saint-Denis, ce mercredi 31 mars, dans le cadre de l’enquête ouverte pour trafic d’influence autour de l'opération immobilière "Vent Ilet". Le 25 mars dernier, Jean-Claude Lacouture avait déjà placé en garde à vue durant six heures, avant d’en ressortir libre.

Cette fois, il devrait être confronté à son ancien Directeur Général des Services.

Une enquête ouverte en décembre 2020

Le 25 mars dernier, le maire de l’Etang-Salé était déjà entendu par les gendarmes, dans le cadre de cette enquête ouverte en décembre 2020, par le parquet de Saint-Pierre, pour trafic d’influence, favoritisme et prise illégale d’intérêt.

Les enquêteurs de la section de recherche de la gendarmerie sont sur le coup depuis la publication d’un rapport de la Chambre Régionale des Comptes, en juillet 2020.

Un rapport de la Chambre Régionale des Comptes

Ce rapport pointait du doigt une opération immobilière menée par la mairie de l’Etang-Salé. Selon la Chambre Régionale des Comptes, les conditions de vente semblaient favorables à l'aménageur. L'opération 'Vent Ilet' s’est faite en plein centre-ville de l’Etang-Salé, en 2015.

Une opération immobilière

Propriétaire d’un terrain de près de 5 000 m2, la mairie l’avait fait évalué à 1,4 millions d’euros, avant de le vendre à un promoteur, mais sans mise en concurrence, ni appel à projets, selon la Chambre Régionale des Comptes.

En 2017, le maire aurait ensuite acheté des bureaux sur ce terrain, pour y héberger des locaux de la commune. Selon la Chambre Régionale des Comptes, l’achat de ces bureaux semblait excéder les besoins de la mairie qui dépensera encore 1,3 millions euros pour les aménager.