Un expert français du changement climatique de passage dans le département

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Le professeur Hervé Le Treut, climatologue français.
Le professeur Hervé Le Treut, climatologue français. ©Stéphane Enilorac
Peut-on s’adapter au changement climatique ? C’était le thème de la conférence donnée à la Faculté des Sciences du Moufia par le professeur Hervé Le Treut. Ce climatologue qui a participé au GIEC, était l’invité de Réunion La 1ère.
Le changement climatique est bel et bien là. Ce que l’on ne sait pas encore, c’est l’ampleur de son impact dans le futur. Et pour le limiter, il faut, selon Hervé Le Treut, faire des efforts immédiats et considérables : "il faut déjà considérer de s’y adapter, parce que sinon il y aura des dommages qui seront trop lourds". Limiter l’usage des combustibles fossiles, à savoir le charbon, le pétrole, ou encore le gaz naturel.
 
La multiplication récente des catastrophes naturelles est un élément de preuve de ce changement climatique, tout comme l’augmentation des températures, que l’on peut mesurer au jour le jour. Ce réchauffement est une conséquence directe des gaz à effets de serre stockés dans l’atmosphère, "des gaz émis à l’échelle de la planète, c'est-à-dire qu’ici, à la Réunion, on a le même pourcentage de gaz incriminés dans l’atmosphère qu’en métropole ou ailleurs".
 
invité de la matinale radio du 26 octobre 2018 ©Réunion la 1ère
 

Adapter les infrastructures

Ce réchauffement aura un impact sur le vivant, sur l’agriculture. Il va provoquer des cyclones potentiellement plus puissants, et un relèvement du niveau de la mer : "quelques millimètres par an, mais à la fin du siècle ça fera un demi-mètre ou un mètre", prévient le professeur. Il faut donc dès maintenant adapter toutes les infrastructures que l’on construit, les concevoir en fonction des effets à venir de ce changement climatique.
 
"Le rôle de l’opinion publique est majeur car elle peut pointer du doigt les gens qui ne respectent pas ce qu’ils ont dit", ajoute Hervé Le Treut à un peu plus d’un mois de la COP 24 en Pologne. Une allusion à peine voilée au président américain Donald Trump qui avait fait sortir son pays des accords de Paris. Agir à l’échelle globale donc, mais aussi à l’échelle locale, avec par exemple, à la Réunion le "développement d’une filière verte dans l’agriculture".
 
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