Galeries commerciales fermées, les stocks s’accumulent dans les entrepôts

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©Michelle Bertil

Des entrepôts qui débordent. Les marchandises continuent d’être livrées mais ne sont pas vendues. Avec la fermeture des plus grandes galeries commerciales de l’île, les commerces ont dû baisser le rideau et ne peuvent donc plus écouler leurs stocks.

Fermés depuis 50 jours, certains commerces sont dans l’impasse. Les stocks débordent, et impossible de d’écouler les marchandises. Ces dernières rentent mais ne sortent pas toujours au même rythme. Le 12 février dernier, le préfet de La Réunion fermait les galeries commerciales du Port, de Sainte-Marie et de Sainte-Suzanne.

Des entrepôts qui se remplissent mais qui ne se vident pas

Les entrepôts sont pleins, impossible de décharger les conteneurs, à moins de pousser les murs. A Sainte-Marie, le chef d’équipe de l’entrepôt principal d’une grande marque est obligé de bloquer les réceptions de conteneurs, le temps de réorganiser les rayonnages.

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©Michelle Bertil

Quatre des vingt magasins de l’enseigne sont fermés dans les galeries commerciales. La gestion des stocks devient de plus en plus problématique au fil des semaines. Le chef d’entreprise a dû s’adapter afin de limiter l’impact financier.

Il faut louer des surfaces de stockage

D’ordinaire, les commandes sont faites à la dernière minute, puis livrées directement dans les magasins qui sont encore ouverts. L’entrepôt étant plein, impossible d’y faire transiter la marchandise avant de la livrer. Il devient donc indispensable de louer des surfaces de stockage temporaires pour réceptionner celles qui se trouvent actuellement en attente chez les transitaires.

Des galeries marchandes sont fermées depuis près de 2 mois. Comment les magasins gèrent leurs stocks ? ©Réunion la 1ère

Les factures s’accumulent

Les commandes, passées parfois 8 mois à l’avance, s’entassent dans des entrepôts loués près de 20 000 euros par mois. Les impacts sont nombreux sur la trésorerie, le coût du fret et du stockage, les campagnes publicitaires pour des produits qui ne se vendent pas.

Certaines collections seront bientôt passées de modes, les factures, elles, inquiètent. Une inquiétude renforcée dans l’attente des mesures que doit annoncer le préfet de La Réunion à 17h ce vendredi 2 avril.