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Indignation et enquête après les "suicidez-vous" lancés aux forces de l'ordre

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Policiers et manifestants à Paris
Passe d'arme entre forces de l'ordre et manifestants, Place de la République à Paris lors de la mobilisation des "gilets jaunes" le samedi 20 avril 2019. ©Zakaria Abdelkafi (AFP)
28 suicides sont enregistrés dans la police depuis début 2019. Samedi, lors de l’acte 23 des gilets jaunes, des « suicidez-vous » ont été lancés aux forces de l’ordre en marge du rassemblement. Des propos qui provoquent l’indignation jusque chez nous et condamnés par les syndicats. 
Alors que la Police nationale est confrontée à une vague de suicides depuis le début de l’année -28 au total- deux mots formulés, samedi dernier, par des manifestants lors de la mobilisation des gilets jaunes (acte 23) suscitent l’indignation.

« Suicidez-vous ! » C’est en ces termes, proférés comme un slogan, que plusieurs individus se sont adressés aux forces de l’ordre. La classe politique les condamne unanimement. Une ignominie pour le ministre de l’Intérieur, Christophe Castaner.

Des propos qui sont intervenus au lendemain d’un appel national des syndicats de police à des rassemblements en hommage aux collègues qui se sont suicidés (deux le même jour la semaine dernière). Alors ces mots résonnent d'autant plus qu'ils visent des fonctionnaires qui se disent abandonnés par leur hiérarchie.

A La Réunion aussi, les syndicats crient au scandale face à ces violences grandissantes auxquelles la profession est confrontée et réclament des mesures urgentes pour prévenir le passage à l’acte.

Reportage de Nathalie Rougeau et Jean-Claude Toihir.
©reunion
 

Une enquête ouverte

Le parquet de Paris a annoncé, dimanche 21 avril, avoir ouvert une enquête pour « outrage à une personne dépositaire de l’autorité publique commis en réunion » après les slogans « Suicidez-vous ! Suicidez-vous ! » lancés la veille aux forces de l’ordre, place de la République. Des faits établis par des vidéos diffusées sur les réseaux sociaux.

Le procureur de Paris fait ainsi suite aux demandes des syndicats de policiers, qui ont réclamé le lendemain des poursuites judiciaires. L’enquête a été confiée à la sûreté territoriale de Paris.





 
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