Injures raciales : 25 000 euros d'amende requis à l'encontre de Brigitte Bardot, la décision rendue le 4 novembre

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Brigitte Bardot.
Brigitte Bardot. ©ERIC FEFERBERG / AFP
Brigitte Bardot était convoquée ce jeudi, au tribunal correctionnel de Saint-Denis pour répondre d'injures raciales. Elle avait eu en mars 2019, des mots très durs envers les Réunionnais. 25 000 d'amende ont été requis à son encontre. La décision sera rendue le 4 novembre 2021.

Brigitte Bardot était convoquée ce jeudi 7 octobre  2021 au tribunal correctionnel de Saint-Denis pour répondre d’injures raciales. La procureure a requis 25 000 euros d'amende à son encontre et la diffusion de la décision dans les médias. La décision sera finalement rendue le 4 novembre 2021.

C'est en déplorant l'absence de Brigitte Bardot et de son avocat que l'audience a débuté.

Des propos "humiliants" et un "mépris total" 

Les avocats des parties civiles avancent un à un leurs arguments. Ils évoquent d'abord les précédentes condamnations de Brigitte Bardot pour incitation à la haine raciale. Me Philippe Saubert représentant de la Ligue des droits de l'homme souligne des "propos humiliants, et l’hostilité" de l'ancienne icône. Me Vardin, engagé par le député Jean-Hugues Ratenon, parle lui de "mépris total et de l’ignorance" de Brigitte Bardot. 

Pour défendre la prévenue, Me Moissonnier met en avant les excuses présentées par la défenseure des animaux. Elle estime que l'ampleur pris par l'affaire n'est pas justifiée et souligne les nombreuses lettres envoyées au différents préfets de l'île pour dénoncer la maltraitance animale, qui est "une réalité" dans notre département poursuit l’avocate. 

"Île du diable"

Un procès qui fait suite à la lettre de Brigitte Bardot adressée en mars 2019 à Amaury de Saint-Quentin, le préfet de l’époque, Brigitte Bardot décrivait alors La Réunion comme étant "l'île du diable" avec des "réminescences de cannibalisme".

Dans cette même missive, elle dénonçait l'errance animale en s'en prenant violemment aux Réunionnais, les qualifiant d'"autochtones" ayant "gardé leurs gênes de sauvages". Les réseaux sociaux s’étaient enflammés à la suite de ces propos, tellement graves que l’ancienne ministre des Outre-mer Annick Girardin ainsi que le préfet de La Réunion avaient finalement déposé plainte. 

Droit de réponse de Maître Emmanuel DAOUD

Une erreur factuelle a été commise lors de la rédaction de cet article : Maître Emmanuel DAOUD, avocat au Barreau de Paris, n’a aucunement été l’avocat de Madame Brigitte BARDOT dans le cadre de son renvoi devant le tribunal correctionnel de Saint-Denis de La Réunion pour injures raciales.

Il est intervenu dans cette procédure comme avocat de la Ligue internationale contre le racisme et l’antisémitisme (LICRA), partie civile, et ce durant l’information judiciaire.