Le Réunionnais David Gonneau en passe de quitter l'Ukraine

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David Gonneau, Réunionnais installé en Ukraine depuis deux ans
Le Réunionnais David Gonneau vit en Ukraine depuis deux ans ©Capture écran Zoom
Face à l'intensification de l'offensive russe, David Gonneau, un Réunionnais qui vit en Ukraine depuis deux ans, a quitté dimanche sa ville de Thermopile, avec sa famille, pour prendre la direction de la frontière polonaise, où il patientait toujours ce lundi matin.

Interrogé pour la première fois au début de l'offensive russe en Ukraine, le 25 février dernier, David Gonneau nous retranscrivait l'ambiance à Thermopile, une ville située à 600 km de Kiev : des files interminables devant les stations-services et les distributeurs automatiques de billets, à ses premières nuits passées avec sa compagne et sa fille dans un village voisin, pour plus de sécurité.

Retour en France en voiture

Le Réunionnais est installé depuis deux ans dans le pays où il travaille dans une société employant une centaine de personnes dans le secteur de l'horlogerie.

Il y a dix jours encore, il n'imaginait alors pas quitter sa ville d'adoption. Mais il a pourtant bien pris cette décision, dimanche. "Ma compagne voulait partir aussi et on a décidé de partir en France avec sa fille", confiait-il à Réunion La 1ère, ce lundi 7 mars.

Revoir l'interview de David Gonneau sur Réunion La 1ère :

Ukraine : David Gonneau quitte le pays

Coincé à la frontière polonaise

"Je vais rejoindre la France en voiture. Nous sommes partis hier matin à 6h. On est arrivé à la frontière à 10h30 hier matin et on prend notre mal en patience. Ca fait plus de 23 heures qu'on attend. Il y a une quantité de monde astronomique".

Ce matin, le Réunionnais se trouvait donc toujours bloqué à la frontière avec la Pologne. "Il y a des centaines de voitures et des autobus qui ont des réfugiés. Des bus qui posent des personnes faisant le reste du chemin à pied avant de repartir chercher d'autres personnes"

Le Réunionnais explique être "aujourd'hui plus serein". Et il pense déjà à son retour. "On va se mettre en sécurité et dans un mois s'il y a de l'amélioration, on compte revenir", assure-t-il.