Justice-Seychelles : la famille de la victime ne doute pas de la culpabilité du graffeur

faits divers
Palais de justice des Seychelles
©Justice des Seychelles
Le 3 février 2022, Thomas Debatisse, graffeur niçois, comparaîtra devant la Cour suprême des Seychelles. Il est poursuivi pour le meurtre présumé de sa compagne, le 27 avril 2021, dans une chambre d'hôtel. Pour les proches de la victime, sa culpabilité est évidente.

La famille et les proches d'Emmanuelle Badibanga, 32 ans, viennent de rompre le silence. Les interventions de l'avocat de Thomas Debatisse, dit Otom, qui se faisait l'écho dans la presse de la possible innocence de son client et l'expo-vente intitulée : "Save Otom" qui s'est tenue à Nice les 21 et 22 janvier 2022, les ont convaincu de la nécessité de parler.

Depuis un an, la famille de la victime préférait rester discrète, mais l'interview d'un ami de l'accusé (sur une chaîne d'infos en continu) et la mise à disposition du 109, lieu culturel de la ville, l'a incité à reprendre la parole pour défendre l'image de la jeune femme disparue. Dans un communiqué, le Collectif Save Justice Nice rappelle quelques faits, niés par la défense : "Peu importe que ses proches témoignent de sa joie de vivre, de ses projets, de son caractère tout sauf dépressif et suicidaire. Peu importe que l’enquête de police mentionne une dispute avérée au sein du couple avant le drame. Peu importe que la famille affirme que les choses n’étaient ni toutes roses ni toutes belles aux Seychelles, et même en général entre Emmanuelle et son compagnon".

La présentation des faits, par la défense, est-elle biaisée ?

 

Le 3 février 2022, le procès de Thomas Debatisse, présumé coupable du féminicide de sa compagne débutera. La défense a largement remis en cause les résultats de l'autopsie réalisée par le médecin légiste de l'archipel. La partie civile vient d'expliquer pourquoi les conclusions des praticiens français pouvaient être différentes selon le Procureur de la république de Nice. Les proches, d'Emmanuelle Badibanga, ont souligné qu'un mois s'est écoulé entre les deux expertises. En clair, avec le temps, les traces s'estompent... 

Cela, fait-il pour autant du graffeur un coupable ! Peut-être... "Thomas Debatisse/Otom est juste la personne formellement inculpée pour le meurtre d’Emmanuelle Badibanga, et même plus précisément suspectée d’avoir déguisé son meurtre en suicide, et doit passer en jugement devant la Cour Suprême des Seychelles le 3 février prochain", la justice seychelloise devra se prononcer en examinant les éléments à charge et à décharge du dossier.

La famille d’Emmanuelle Badibanga a ouvert une cagnotte Leetchi pour subvenir aux frais de justice inhérents au procés qui débute ce 3 février 2022.