L’édition 2020 du Sakifo est annulée

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Ambiance foule Sakifo 2019
©Ronan Lechat
Après deux reports et l’élaboration de plusieurs protocoles sanitaires dans l’optique d’une édition adaptée aux mesures sanitaires en novembre, les organisateurs doivent se résoudre à annuler le festival. 
L’annonce vient de tomber, l’édition 2020 du Sakifo n’aura pas lieu. Prévu initialement au mois de mai, le festival avait d’abord été reporté en septembre, puis en novembre. Mais les autorités locales ont considéré qu’un tel évènement ne pouvait se dérouler compte tenu du contexte sanitaire actuel. 

"On a un protocole qui tient la route, explique Jérôme Galabert, patron du festival. Mais on ne peut pas faire la manifestation parce que si on le faisait, on mettrait en exergue certaines inégalités de traitement entre des évènements qui n'ont pas pu avoir lieu et le notre."
 

C'est un coup dur pour toutes les équipes qui ont travaillé pour mettre en place un protocole. Mais c'est aussi un coup dur pour les artistes, toute la filière et les prestataires qui attendaient que cette manifestation puisse être autorisée pour pouvoir travailler.

Jérôme Galabert, patron du Sakifo


  

SAKIFO 2020 : ANNULÉ On est allé jusqu’au bout. Malgré les différentes solutions proposées et un dispositif validé par...

Posted by Sakifo on Monday, October 12, 2020

Une lueur d'espoir pour le milieu du spectacle

Malgré l'annulation du Sakifo, le monde du spectacle retrouve un peu d'espoir pour la suite. "Ce qui est réconfortant, c'est que dans le protocole qu'on a proposé, l'ARS et les services de la préfecture ont validé la version assise", précise Jérôme Galabert. Cela signifie qu'à l'avenir, il sera possible d'organiser des spectacles et des manifestations culturelles avec ce protocole sanitaire.

On va mettre tous les éléments au service de la filière pour qu'à leur tour ils puissent envisager de s'en servir.

Jérôme Galabert, patron du Sakifo


Les organisateurs du Sakifo avaient aussi prévu d'autres options. 
  

Des propositions adaptées à la situation sanitaire 

Les organisateurs avaient prévu trois protocoles sanitaires différents : dans le meilleur des cas, ils comptaient accueillir 5 000 personnes, dont 4 000 debout dans la fosse et 1 000 assises dans les gradins. Le deuxième scénario prévoyait 4 sections de 500 personnes debout dans la fosse et toujours 1 000 places dans les gradins, pour un total de 3 000 spectateurs. Enfin, dans le pire des cas, ils auraient souhaité accueillir 2 000 spectateurs assis : 1 000 dans la fosse, et 1 000 dans les gradins. 
 
Les organisateurs comptaient également installer des caméras thermiques à l’entrée du festival. Le nombre d’artistes afin d’avoir uniquement deux scènes côte à côte, qui auraient alterné les concerts, pour éviter les trop grands mouvements de foule.  

Les zones de restauration auraient été aménagées de sorte que la circulation ne se fasse que dans un seul sens. Le port du masque aurait dû être obligatoire sur tout le site, à l’exception des espaces de détente et de restauration.
  

“Les artistes aujourd’hui sont dans une détresse énorme”

Jérôme Galabert, patron du festival tenait à organiser l’édition 2020, même avec une jauge réduite. Il s’agissait avant tout de “générer un volume financier qui essentiellement va ruisseler sur les artistes mais aussi sur tous les gens qui travaillent à l’intérieur et autour du festival.

Au lieu des 50 groupes habituels, seuls 18 auraient été maintenus dans la programmation. La tête d’affiche, IAM, avait confirmé son intention de venir au festival, même pour se produire devant seulement 2 000 personnes. 

Le patron du festival souhaitait également maintenir une partie de la programmation sud-africaine, car les artistes de ce pays bénéficient de très peu d’aides financières. Il prévoyait également au moins 50% de groupes locaux dans la programmation. 
 

Notre position à nous depuis le début a été que nous sortirions par le haut avec une solution validée à 100% par l'intégralité des partis, ce qui n'est pas le cas aujourd'hui. Donc le festival ne peut pas avoir lieu.

Jérôme Galabert, patron du Sakifo

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