La Réunion sensibilisée aux dangers des perturbateurs endocriniens

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La Réunion sensibilisée aux dangers des perturbateurs endocriniens
La Réunion sensibilisée aux dangers des perturbateurs endocriniens. ©Imaz Press
Durant deux jours, un colloque s'est tenu à La Réunion pour sensibiliser aux dangers des perturbateurs endocriniens. Il était organisé par l'Union Régionale des médecins libéraux qui alerte sur la présence de substances polluantes dans le lait maternel de mamans réunionnaises.

Durant deux jours, l’Union Régionale des médecins libéraux a organisé un colloque pour sensibiliser aux perturbateurs endocriniens à La Réunion.

Une étude du lait maternel

Selon une étude réalisée par l’Union régionale des médecins libéraux Océan Indien, des substances polluantes et potentiellement nocives pour la santé, ont été retrouvées dans le lait maternel de plusieurs mamans réunionnaises. Cette étude réalisée à partir de quinze échantillons, a été présentée, samedi 11 décembre, lors de l'ouverture de ce colloque Santé Environnement, au domaine du Moka, à Sainte-Marie.

Toutefois, cette étude ne remet pas en cause les vertus du lait maternel qui sont supérieures au lait artificiel, selon l’Organisation mondiale de la santé.

Eliminer les perturbateurs endocriniens

La deuxième édition de ce rendez-vous s'est tenue en présence de kinés, médecins, sages-femmes et nombreux autres professionnels de santé.

Ce dimanche 12 décembre, un marché de producteurs s'est aussi tenu pour inciter les Réunionnais à changer de mode de vie pour éliminer les perturbateurs endocriniens présents dans leur quotidien. Bien se nourrir fait partie des alternatives qui existent.

Regardez le reportage de Réunion La 1ère :

 

Une agriculture biologique et raisonnée

L'agriculture biologique et raisonnée a donc été mise à l'honneur. "La base de notre corps est l'alimentation, il faut valoriser les agricultures qui font l'effort de faire du bio ou du raisonné", assure le docteur Christine Kowalczyk, médecin généraliste et présidente de l'URML-OI. "Il y a trop de pesticides partout donc quand je peux manger bio je le fais, même si par rapport aux prix, ça ne sera pas au quotidien", confie une cliente.

Une coopérative de 53 producteurs était aussi sur place ce dimanche pour tenter de "faciliter l'accès aux produits biologiques".