La RN1A entre Saint-Leu et L'Etang-Salé, un axe accidentogène

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Contrôle routier sur la route nationale entre L'Étang-Salé et Saint-Leu
Contrôle routier sur la route nationale entre L'Étang-Salé et Saint-Leu ©Sophie Person
En ce week-end prolongé de l’Assomption, le dernier des vacances scolaires, les forces de l’ordre multiplient les opérations de contrôle. Ce lundi 15 août, les gendarmes ont investi la RN1A entre Saint-Leu et L'Etang-Salé, un axe particulièrement accidentogène.

De belles courbes qui épousent le trait de côte, le souffle des vagues qui se brisent sur la roche volcanique , emprunter la portion RN1A qui relie Saint-Leu à L'Etang-Salé est un vrai bonheur. Néanmoins, le plaisir de conduite ne doit pas faire oublier une triste réalité : cet axe est particulièrement accidentogène.

Sur cette portion de la route des plages, la vitesse maximum autorisée  a été limitée à 80km/h,
En l’espace de six mois, il a été le théâtre de trois accidents mortels,  sept personnes y ont été par ailleurs gravement blessées.

A moto : 22 fois plus de risque qu’en voiture

Après avoir mis l’accent  sur la lutte contre l’ivresse au volant aux sorties des discothèques, ce sont les deux-roues qui étaient, ce lundi matin, dans leur viseur des forces de l’ordre.

Les gendarmes ont vérifié la vitesse des motards, mais aussi leurs machines. L’objectif est de repérer les modifications non-homologuées telles que les suppressions de chicanes de pots d’échappement .La suppression de ce silencieux est souvent synonyme  de nuisances sonores pour les autres usagers de la route.

Regardez le reportage de Réunion la 1ère :

Sécurité routière : plaisir et dangers de la conduite à moto

Cette opération avait aussi  une visée préventive. Présentes aux côté des gendarmes, Parvine Lacombe, la directrice de cabinet du préfet et Caroline Calbo, la procureure de la République, ont insisté sur les conséquences des conduites à risques. Alcool, zamal, vitesse, autant de facteurs d’accidents, notamment pour les motards et les motocyclistes. Le risque, pour eux, est multiplié par 22 par rapport aux automobilistes avec un lourd tribut payé depuis le début de l’année : 42 % des personnes décédées circulaient sur un deux roues.