Le magma remonte des profondeurs : l’éruption du Piton de la Fournaise pourrait encore durer

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l’éruption du Piton de la Fournaise le 10 avril 2021.
l’éruption du Piton de la Fournaise le 10 avril 2021. ©Imaz Press

Le Piton de la Fournaise est en éruption depuis bientôt un mois. Ce mercredi 5 mai, l’Observatoire Volcanologique indique qu’une réalimentation profonde du réservoir magmatique semble se poursuivre. L’éruption pourrait donc encore durer.  

Avec une météo mitigée, l’éruption du Piton de la Fournaise est visible par intermittence depuis le Piton de Bert. Ce mercredi 5 mai, le volcan continue son spectacle entamé le 9 avril dernier.

Une remontée de magma des profondeurs

"La réalimentation profonde du réservoir magmatique semble se poursuivre", explique l’Observatoire Volcanologique du Piton de la Fournaise. L’éruption pourrait donc encore durer.

Selon l’Observatoire, "le léger gonflement de la zone sommitale se poursuit ce qui témoigne d’une pressurisation du réservoir superficiel en accord avec sa réalimentation par du magma plus profond".

D’autres signes indiquent aussi qu’une réalimentation profonde se poursuit : sur les dernières 24 heures, trois séismes volcano-tectoniques superficiels ont été enregistrés. De plus, les flux de CO2 dans le sol sont toujours en hausse en champ lointain (région des Plaines), mais en forte baisse en champ proche (Gite).

 

Deux cônes en surface

En surface, les deux cônes éruptifs sont toujours actifs. Ce matin, les projections de lave n’étaient visibles qu’au niveau du plus petit cône en aval, alors qu’un lac de lave était toujours bien présent au niveau du cône le plus imposant en amont.

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Photo prise lors d'un survol en ULM le 20/04/2021 ©OVPF-IPGP

 

La coulée dans le haut des Grandes Pentes

Actuellement, "l’écoulement de la lave à la sortie des bouches éruptives, se fait essentiellement en tunnels et ce presque jusqu’à la limite supérieure des grandes pentes, où des résurgences de lave sont visibles en surface", précise l’Observatoire.

De plus, le front de coulée continue sa lente progression dans le haut des Grandes Pentes et se situait approximativement à 1400m d’altitude ce matin vers 6 heures.

 

"Après avoir stagnée du 29 avril au 1er mai, l’amplitude du trémor a repris sa tendance à lentement décroitre depuis le 2 mai, précisent les scientifiques. Toutefois, son amplitude reste significative, atteignant encore 50% de l'amplitude maximum observée durant cette éruption, le 13 avril".