Evacuation des tribunaux de Saint-Denis et Saint-Pierre : des engins étaient censés exploser à 21h, selon un appel anonyme à la police

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Une alerte à la bombe, ce lundi 25 avril, au tribunal de Champ-Fleuri, à Saint-Denis
Une alerte à la bombe, ce lundi 25 avril, au tribunal de Champ-Fleuri, à Saint-Denis ©Géraldine Blandin
Des alertes à la bombe, ce lundi 25 avril, dans les tribunaux de Champ-Fleuri, à Saint-Denis, et à Saint-Pierre. Ils ont été évacués et les audiences suspendues. Un appel anonyme à la police indiquait que des engins explosifs seraient installés dans les conduits d'aération. Mais aucun engin n'a été découvert à Saint-Pierre.

Une enquête judiciaire est ouverte par le parquet de Saint-Denis suite aux alertes à la bombe déclenchées ce matin au tribunal de Champ-Fleuri, à Saint-Denis, ainsi qu'à celui de Saint-Pierre, ce lundi 25 avril.

Dans un communiqué envoyé en début d'après-midi, la procureure et la présidente du tribunal de Saint-Pierre indiquent qu'aucun engin explosif n'a finalement été retrouvé.

Les audiences vont donc pouvoir reprendre mais l'accès au palais sera limité aux personnes convoquées. Les opérations de levée de doute sont également terminées du côté de Champ Fleuri. Il s'agissait bien d'une fausse alerte.

Une alerte à la bombe au tribunal de Champ-Fleuri, à Saint-Denis, ce lundi 25 avril.
Une alerte à la bombe au tribunal de Champ-Fleuri, à Saint-Denis, ce lundi 25 avril. ©Réunion La 1ère

Des engins explosifs dans les conduits d'aération

Ce matin, à 9 heures, un homme aurait passé un appel anonyme à la police pour indiquer que des engins explosifs auraient été placés dans les conduits d'aération des deux tribunaux.

L'installation de ces engins aurait eu lieu entre les deux tours de l'élection présidentielle, selon les indications de ce même homme.

Menace d'une explosion à 21h ce soir

Les deux engins étaient censés exploser ce lundi soir à 21 heures, selon lui. L'homme se revendique d'un mouvement local anti-pass et anti-vax. Selon nos informations, il aurait utilisé un téléphone avec une carte pré-payée pour passer son appel.

Une fois alertée, la police a prévenu le président du tribunal de Saint-Pierre qui aurait alors saisi un mégaphone pour ordonner l'évacuation générale des salles d'audience. 

Une alerte à la bombe, ce lundi 25 avril, au tribunal de Champ-Fleuri, à Saint-Denis
Une alerte à la bombe, ce lundi 25 avril, au tribunal de Champ-Fleuri, à Saint-Denis ©Géraldine Blandin

Les tribunaux évacués

Les alertes ont été prises rapidement au sérieux dans les deux tribunaux. Toutes les personnes se trouvant à l’intérieur des tribunaux ont été évacuées et sont actuellement sur les parkings à l'extérieur. Toutes les audiences sont suspendues.

Regardez les précisions à Saint-Pierre :

Alerte à la bombe : deux tribunaux visés, les démineurs mobilisés

Deux alertes simultanées

Les équipes de démineurs du Nédex sont sur place, tout comme les policiers d'élite du RAID, les pompiers et des maîtres chiens. D'importants dispositifs de sécurité sont déployés à Saint-Denis et à Saint-Pierre. Les opérations de levée de doute sont toujours en cours avec les services spécialisés.

Une alerte à la bombe, ce lundi 25 avril, au tribunal de Champ-Fleuri, à Saint-Denis
Une alerte à la bombe, ce lundi 25 avril, au tribunal de Champ-Fleuri, à Saint-Denis ©Géraldine Blandin

Une enquête judicaire ouverte

Dans un communiqué conjoint, les procureures de Saint-Pierre et Saint-Denis indiquent qu'une enquête judiciaire est ouverte au parquet de Saint-Denis "pour menaces de mort ou de dégradation dangereuse". Ces faits sont punis de cinq ans d’emprisonnement.

L'enquête a été confiée au STPJ, la police judiciaire de Saint-Denis. Si la levée de doute permet d'écarter tout danger, l’enquête se poursuivra sous les qualifications "de divulgation d'information fausse afin de faire croire à une destruction dangereuse". Ces faits sont punis de deux ans d'emprisonnement et 30000 euros d'amende maximum.