Loto du Patrimoine : les bâtiments historiques du musée de Villèle sélectionnés pour l’édition 2024

Les bâtiments historiques du musée de Villèle (photo d'illustration)
Le Loto du Patrimoine a dévoilé la liste des 18 sites qui bénéficieront de financements pour leur rénovation. À La Réunion, le musée de Villèle est sélectionné. 26 millions d’euros sont prévus pour construire des nouveaux bâtiments destinés à l’accueil du public. Les financements obtenus permettront de rénover les bâtiments historiques, notamment les longères, les cheminées, les cuisines et les vestiges de l’ancienne sucrerie.

“Nous devons préserver et surtout valoriser la route de l’esclavage, ici, à La Réunion, mais aussi dans l’Océan Indien”, dit fièrement Cyrille Melchior, président du Conseil départemental. Grâce au Loto du Patrimoine de Stéphane Bern, les bâtiments historiques du musée de Villèle sont sélectionnés pour l’édition 2024. C’est une nouvelle que le Département “accueille avec joie”. 

Parmi les 18 sites retenus pour le Loto du Patrimoine, cinq se situent en Outre-mer. Le Loto du patrimoine est une initiative portée par Stéphane Bern, en partenariat avec le Ministère de la culture et la Française des Jeux (FDJ).

Regardez le reportage de Réunion La 1ère : 

Les bâtiments historiques du musée de Villèle sont retenus pour l’édition 2024 du Loto du Patrimoine

Le musée de Villèle, un projet d’envergure “internationale”

Le Département est propriétaire du musée de Villèle depuis 1976. Il est classé aux monuments historiques.

Nous avons un vaste projet de donner une amplification nationale, voire internationale au musée. Ce musée doit s’inscrire dans un cadre international de mémoire vis-à-vis de l’esclavage”, martèle Cyrille Melchior, président du Conseil départemental.

Nous sommes accompagnés par l’ancien premier ministre, Jean-Marc Ayrault, actuellement président de la Fondation pour la mémoire de l’esclavage. C’est une reconnaissance incroyable.  Nous sommes en lien avec l’Afrique du Sud, la Namibie, le Mozambique. Lorsque le dossier de La Réunion est accepté, c’est une reconnaissance pour nous tous.

Cyrille Melchior, président du Conseil départemental

Villèle, des vestiges du 19e siècle

À Villèle, le Département a le projet de réaliser "un nouveau musée” dédié à l’esclavage. 

Pour rappel, en 1974, le musée historique de Villèle a été créé par le Département sur une vaste propriété coloniale. Il s’agit de l’ancienne habitation de la famille Panon-Desbassayns, l’un des plus grands patrimoines fonciers de l’île.

Loto du Patrimoine : les bâtiments historiques du musée de Villèle sélectionnés pour l’édition 2024

L’ensemble architectural est très diversifié. C'était le premier site de La Réunion qui  évoque notamment la prospérité d’une famille ayant marqué l’histoire de l'île aux 18e et 19e siècles.

Madame Desbassyns (1755-1846) a été une figure emblématique très controversée de l'histoire réunionnaise. Elle a administré avec fermeté le domaine de Villèle, caractéristique de l’économie de plantation réunionnaise, à l'époque de l'esclavage au 19e siècle.

Rénover les anciens bâtiments de Villèle

Le Loto du Patrimoine va aider à financer des aménagements sur le court terme. “Nous demandons des crédits sur la partie la plus ancienne du site”, indique Cyrille Melchior

Loto du Patrimoine : les bâtiments historiques du musée de Villèle sélectionnés pour l’édition 2024

Ce sont les longères, les cheminées et les cuisines qui vont être rénovées avant. Tout ce qui a été abandonné pendant de longues années va être réhabilité avec le Loto du Patrimoine. Réhabiliter un site historique demande beaucoup d’engouement.

Cyrille Melchior, président du Conseil départemental

Un nouveau musée de Villèle d'ici deux ans

L’ancienne habitation des Panon-Desbassyns, les vestiges et le site deviendra d’ici deux ans, un musée qui retrace l’esclavage et l’engagisme à La Réunion.

Le Loto du Patrimoine va nous permettre de sauvegarder un site qui est en péril. Sur les ruines de l’ancienne sucrerie construite en 1824-1825 par Madame Desbassyns. Tous les éléments constituant l’usine doivent être préservés.

Xavier Le Terrier, directeur scientifique du musée de Villèle