Madagascar : l'insécurité alimentaire va toucher 7,8 millions de Malgaches

consommation
Des cactus pour unique repas juin 2022
La Banque Mondiale redoute, que 7,8 millions de Malgaches soient touchés par l'insécurité alimentaire, avant la fin du mois de juillet 2022 ©Capture d'écran Madagascar-Tribune
L'économie malgache tourne au ralenti. Les prix explosent et les exportations sont incertaines, alors que les importations augmentent sans cesse. A ce rythme, 7,8 millions de Malgaches vont être concernées par l'insécurité alimentaire prévient la Banque Mondiale.

D'ici la fin du mois de juillet 2022, 7,8 millions de Malgaches seront confrontés à une insécurité alimentaire, selon les statisticiens de la Banque Mondiale. En cause la sécheresse qui dévaste le Sud de la Grande île et la crise économique mondiale. La guerre en Ukraine n'est pas sans conséquence pour un pays qui importe 50% de son blé de la Russie et 25% d'Ukraine. 

Si l'on ajoute à cette difficulté la flambée des cours du pétrole et la chute des exportations vers l'Europe. L'Union européenne partage la même analyse que la BM. La croissance devrait être, en 2022, de 0,3% selon les derniers relevés de l'institution de Bretton Woods, note 2424.mg

Une prévision d'autant plut crédible que le principal client des usines malgaches était jusqu'alors les pays de l'UE. Ils absorbaient 32% des exportations. Toute l'Europe est touchée par une inflation galopante. Conséquence, la consommation est en berne et elle devrait encore ralentir. 

Un programme pour aider Madagascar et l'Ethiopie 

Pour limiter la crise annoncée, la Banque Mondiale vient de débloquer 2,3 millions de dollars afin d'aider les pays de l'Afrique de l'Est et de l'Afrique australe (l'Ethiopie et Madagascar). Cette somme semble dérisoire tant la tâche est immense, mais cette initiative devrait entraîner l'aide des USA et de l'U. E comme l'explique à Madagascar-Tribune, Hafez Ghanem, vice-président de la Banque mondiale : "Nous allons assurer la coordination régionale pour relever les défis posés par le changement climatique, la volatilité des marchés et la nécessité de réformer la politique alimentaire constitue des priorités essentielles".

Au total pour cette première phase, la Banque Mondiale dispose de 788,10 millions de dollars. Une enveloppe qui devrait permettre d'engager les grands travaux indispensables dans des lieux éloignés qui sont souvent dépourvus du strict minimum pour assurer des conditions de vie acceptable.