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Madagascar : des Réunionnais sont revenus s'installer dans la Sakay

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La Sakay en 2018
©Capture d'écran lexpressmada.com
En 2018, soit quarante après l'expulsion des derniers agriculteurs réunionnais de la Sakay, l'Express de Madagascar est revenu sur place et a rencontré des Réunionnais qui ont décidé de revenir ou de ne jamais quitter la Grande île.
Que reste-t-il de la Sakay 41 ans après l'expulsion des agriculteurs réunionnais ? Ils ont exploité la terre de cette région de Madagascar de 1952 à 1977 et surprise ! Des Réunionnais sont revenus s'installer sur les hauts plateaux de la Grande île. Comment faire abstraction de son enfance et pour certain de sa patrie de naissance. La Sakay a duré 26 ans.
Raphaël Babet, député-maire de Saint-Joseph, est à l'origine de cette implantation. En 1950, La Réunion est dépourvue de tout et sa population survit, plus qu'elle ne vit. L'homme politique du Sud du département veut offrir une vie décente aux plus démunis. Soutenu par le conseil régional et le crédit agricole, il obtient des crédits pour aider les candidats à l'exil à s'installer comme l'explique parfaitement mi-aime-a-ou.com.

Les époux Leveneur sont revenus s'installer sur les hauts plateaux 

Aujourd'hui, quarante après, Adjaya Hoarau de lexpressmada.com est revenu sur place. Il a découvert que la Sakay n'a jamais totalement disparu. 
Des Réunionnais sont revenus vivre, sur la terre de leurs premiers pas. Jean-Luc Leveneur est né là en 1960. Son épouse, Agnès est arrivée à l'âge de 8 mois. Ils ont suivi leurs parents quand il a fallu revenir à La Réunion en 1977. Ils sont revenus, mais vont devoir repartir vers La Réunion, leur auberge "Le Relais de la ferme", ne leur permet plus de subvenir à leurs besoins. 
Sakay à Madagascar
©Capture d'écran Google Maps
Cette décision s'impose depuis que leur ami, Jean-René Hoarau a été assassiné. L'insécurité devient tellement importante qu'ils doivent renoncer. 
Un départ qui sera définitif.
Ils vont laisser une longue partie de leur vie et tant d'amis. Jean-Baptiste Rakotomanan, malgache, qui est arrivé à la Sakay en 1952, regrette : "Les gens vivaient bien et avaient du travail. les pénuries de médicaments étaient rares et les malades étaient transportés par ambulance, et même par avion".
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