Maurice : des vidéos de la police et de citoyens fleurissent sur la toile

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Affaire videos Me Akil Bissessur, Laurette et police septembre 2022 île Maurice
L’ASP Jagai, le constable Unmar et la Woman Police Constable (WPC) Jamac-Foolchand ont consigné une déposition contre Bruneau Laurette à la mi-journée, lundi. ©Capture d'écran L'Express de Maurice
La justice est saisie de plaintes, suite à la diffusion de vidéos sur les réseaux sociaux. Deux affaires concernent l’avocat, Akil Bissessur. L’activiste, Bruneau Laurette, a partagé une vidéo de policiers au domicile du conseil. La seconde affaire porte sur le vol et la diffusion d’images intimes de l’avocat et de son épouse.

Ces deux affaires peuvent sembler anecdotiques, pourtant, elles sont symboliques de dérives de plus en plus courantes dans nos sociétés.
Ces derniers mois, la justice mauricienne est régulièrement saisie de plaintes contre la diffusion d’images intimes, volées, voire pour cyber-harcèlement.
 
Les deux dossiers qui concernent Maître Akil Bissessur, directement ou indirectement, s’inscrivent dans cette nouvelle dérive, tout en étant légèrement différents.

Dans la première affaire, on voit des policiers à son domicile. Il n’est pas question d’une perquisition officielle, mais d’un acte qui semble être en dehors des procédures admises. En partageant ces images sur sa page Facebook, l’activiste Bruneau Laurette s’interroge : "Il questionne aussi un constable qui transportait un sac lors de la perquisition dans l’appartement d’Akil Bissessur à Sodnac après son arrestation à Palma chez sa compagne, où de la drogue venait d’être saisie", écrit L’Express de Maurice.
 

D’où viennent les fuites des images intimes ?


Lundi, Maître Akil Bissessur et sa compagne, Doomila Moheeputh ont, à leur tour, porté plainte contre x, suite à la diffusion d’images intimes en provenance d’un téléphone portable saisi par les services de police, nous apprend Défimédia.
 
Là encore, un certain flou volontaire règne. Les policiers s’indignent et affirment que cette fuite n’est pas de leur fait. Une version qui n’a pas convaincu les plaignants.
 
La diffusion de ces deux vidéos, est-elle le fruit du hasard, une maladresse, ou une aubaine ?
L’incidence politique de ces images dépasse amplement le cadre simple des réseaux sociaux et de la protection de la vie privée.
 
Le temps de la justice est souvent long, mais il y a urgence à démêler l’écheveau de ces affaires, la crédibilité des institutions de l’île sœur en dépend.