Maurice : l’exécutif veut le pétrole et jouer la carte de l'environnement

écologie
Plateforme pétrolière
©Capture d'écran L'Express de Maurice
Le gouvernement mauricien vient d’approuver l’Offshore Petroleum Hub. L’île sœur favorisera la recherche pétrolière et éventuellement l’installation de plateformes. Pourtant, nos voisins espèrent jouer la protection de l’environnement devant la COP26.

Comment concilier développement durable et exploitation des énergies fossiles ? C’est le mariage improbable que tente Pravind Jugnauth, Premier ministre de l’île Maurice.

Ce 25 octobre 2021, le Parlement mauricien étudiait le projet Offshore Petroleum Hub. Ce dossier débute par l’exploration des fonds marins de l’île Maurice. S’ils renferment du pétrole, les sociétés sélectionnées seront autorisées à l’exploiter. Les infrastructures nécessaires à cette industrie seraient installées directement sur le sol mauricien.

Pravind Jugnauth justifie ce choix : "Il est important que je mette l’emphase avec ce projet de loi qui est une percée majeure pour notre pays, avec comme toile de fond la pandémie de Covid-19 et le besoin de donner la bonne impulsion à notre machinerie économique", écrit Défimédia.

Carte verte et carte bleue ?

 

Le vote du parlement, ce lundi 25 octobre 2021, est un virage à 180°.

Pour les associations environnementales, ce changement de cap va à l’encontre de tous les engagements, pour le climat : "Comment le gouvernement compte faire pour bannir le charbon en 2030 ", s’interroge, Shaama Sandooye à L’Express de Maurice, qui conclue, "l’exploitation du pétrole dans notre zone maritime relève d’une privatisation de notre océan".
"Comment Pravind Jugnauth, Premier ministre de l'île Maurice, se positionnera-t-il lors de la COP26 et comment votera-t-il pour lutter contre le changement climatique ?", se demande Joanna Bérenger du Mouvement militant mauricien.

Le Mauricien souligne que ces décisions, si importantes pour l’avenir du pays, sont validées par le Parlement sans la moindre réponse aux interpellations de l’opposition. Le Premier ministre arrive en tête des membres de l’exécutif qui ne répondent pas aux questions des députés.