Maurice : les prix augmentent encore

consommation
Elevage de poulet Chantefrais Ile Maurice 15 juillet 2022
Chantefrais, société mauricienne productrice de volaille, va augmenter ses prix de 8,4% ©Capture d'écran Indian Ocean News
L'inflation des prix de produits de première nécessité est hebdomadaire, quand ce n'est pas l'huile, le poisson et les sodas, ce sont les grains et le poulet. Mercredi 13 juillet 2022, Chantefrais a annoncé que le kilo de poulet allait augmenter de 8,4%. Le kilo de haricots secs est également revu à la hausse.

L'observation des conséquences de la crise économique, qui touche notre planète et les pays de l'océan Indien depuis bientôt deux ans, nous permet d'avoir une idée relativement précise des répercussions qui toucheront La Réunion. 

En cette fin de semaine, nos "cousins" mauriciens viennent de découvrir qu'une fois plus, les prix d'aliments de base allaient prendre l'ascenseur.

Chantefrais, société productrice de poulet et d'œufs, a annoncé, ce mercredi 13 juillet 2022 une hausse de 8,4% du kilo de volaille : "La conjoncture économique étant très difficile depuis deux ans, Avipro Co Ltd (producteur des produits Chantefrais) subit des hausses du cours des céréales, notamment le soja et le maïs sur le marché international", écrit IonNews.

Dans ce communiqué, la société précise que les aliments ne sont pas seuls en cause. Le fret, la flambée des coûts de l'essence, des emballages et la dépréciation de la roupie sont autant de facteurs qui fragilisent les finances des entreprises.

Les importateurs de grains cessent les livraisons 

De nombreuses familles mauriciennes limitaient la consommation de viande ou de poisson, bien avant cette crise économique. Pour ces citoyens, la mauvaise nouvelle est l'annonce de l'énième réajustement du prix de vente des grains secs. Certains importateurs ont annoncé qu'ils allaient boycotter la distribution et la vente de leur marchandise. 

Le Mauricien nous apprend : "La Consumer Advocacy Platform (CAP) demande au ministère du Commerce de vérifier si une telle démarche n’est pas en violation de la Consumer Protection Act « qui fait du refus de vente un délit »".

Cette nouvelle valse des étiquettes va toucher le thon, les champignons, l'huile d'olive, la Dakatine, les sodas et le riz Basmati, précise Défimédia.