Maurice : quatre danseurs de la Street-Battle démasqués

faits divers
Sortie du tribunal des Street-Danseurs mauriciens 17 janvier 2022
©Capture d'écran YouTube
Quatre danseurs de la Street-Dance-Battle, du jeudi 13 janvier 2022, comparaissaient, lundi devant la justice. Ils ont été remis en liberté contre une caution de RS 6 000 (120 €) et une reconnaissance de dette de RS 50 000 (1 000 €). Ils reviendront devant le juge le 19 avril 2022.

Les prévenus n'ont pas été difficiles à trouver. Ils ne se cachaient pas et attendaient tranquillement les forces de l'ordre chez eux. Ils n'avaient aucun doute sur l'issue de l'audace dont ils ont fait preuve. Ils ont dansé sur un terrain de basket de la rue Batterie-Cassée, en fin de journée le jeudi 13 janvier 2022. Vendredi 14, en début de soirée, les policiers d'Abercrombie sont venus les chercher. Ils ont été présentés au juge, lundi pour s'être livré à "l'exercice d'une activité en violation de la loi sur la quarantaine".

Ils sont ressortis libres, sous caution. Ils affichaient un large sourire. Le 19 avril 2022, ils reviendront au tribunal, le dossier sera à nouveau examiné. Seront-ils placés en détention provisoire ? Ils doivent s'acquitter de 6 000 roupies mauriciennes et ont dû signer une reconnaissance de dette de 50 000 RS nous apprend Défimédia

Remis en liberté conditionnelle

 

200 à 250 spectateurs ont assisté à cette infraction aux mesures sanitaires qui sont imposées pour lutter contre la Covid-19. Cette Street-Dance-Battle était un défi entre danseurs, mais également aux autorités. Depuis deux ans, les jeunes Mauriciens se restreignent. : pas de sortie, le masque, le gel, évitez de voir les personnes âgées, se vacciner, le couvre-feu, sauf si vous travaillez, etc. 

Les quatre danseurs, masqués, sont ressortis du tribunal, mais leur liberté est officiellement conditionnelle, précise IonNews. Ce nouveau statut ne devrait pas bouleverser leur existence, pour l'instant. En revanche, la prochaine danse de rue, les conduira directement derrière les barreaux.   

De nombreux participants à cet "événement" improvisés via les réseaux sociaux justifiaient leur présence en rappelant la liberté prise, malgré les obligations sanitaires, par le ministre de la Santé : "Bann-la gagn drwa fer fet, nou nou pa gagn drwa ?", écrit L'Express de Maurice.