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Migrants : les 3 passeurs indonésiens condamnés à de la prison ferme et interdits de territoire

Le juge a suivi les réquisitions de la procureure. Les 3 membres d’équipage du bateau arrivé samedi 13 avril à Sainte-Rose, avec 120 migrants sri-lankais à son bord, ont été condamnés de 12 à 18 mois de prison ferme et interdits de territoire. 

Archives du 17/04/19 © Géraldine Blandin (Réunion la 1ère)
© Géraldine Blandin (Réunion la 1ère) Archives du 17/04/19
  • LH avec JA
  • Publié le , mis à jour le
Le procès des 3 Indonésiens, initialement prévu le 17 avril dernier, avait été renvoyé à ce mercredi 15 mai. Les 3 membres d’équipage sont soupçonnés d’être les passeurs des 120 Sri-Lankais arrivés à bord du bateau qui a accosté le 13 avril dernier à Sainte-Rose.

Lors de l’audience de ce mercredi après-midi, la procureure a requis 18 mois de prison ferme contre l’un des trois Indonésiens, 12 mois de prison ferme contre les deux autres. Elle a également demandé la confiscation de leurs téléphones et des sommes d’argent en leur possession au moment de leur arrivée. Une interdiction de séjourner sur le territoire national, et ce à titre définitif, a également été requise.

En fin de journée, les 3 hommes ont donc été reconnus coupables et condamnés selon les réquisitions de la procureure. La cour n'a pas été sensible aux plaidoiries des avocats. Ces derniers ont soulevé des "incohérences" et même des "manquements" dans l'enquête judiciaire qui a suivi l'arrivée des migrants sri-lankais, le 13 avril dernier à Sainte-Rose. 

Ils ont ainsi évoqué la piste d'un "chef" sri-lankais désigné par l'un des Indonésiens. Une personne qui aurait été aperçue sur le toit du bateau en train de téléphoner lors de la traversée. Une piste qui n'a donc pas été suivie par les enquêteurs parce qu'un seul des trois prévenus en à parler, ont expliqué les avocats.

De plus, pour eux, ces 3 personnes, de par leur nationalité, ont tout de suite été désignées coupables alors qu'ils auraient eux aussi été les victimes de ce trafic d'êtres humains. Ils ont dit pendant leurs auditions avoir été menacés, avoir eu peur et ne pas avoir eu la possibilité de partir sans courir un danger. 

 

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