Nouveau directeur de l’ARS Réunion, Gérard Cotellon veut de la "transparence" et ne décidera pas "seul dans son bureau"

coronavirus
Gérard Cotellon, nouveau directeur de l’ARS Réunion.
Gérard Cotellon, nouveau directeur de l’ARS Réunion. ©Imaz Press
Gérard Cotellon est le nouveau directeur de l’Agence Régionale de Santé de La Réunion. Ancien directeur général du CHU de Guadeloupe, il succède à Martine Ladoucette à la tête de l’ARS. Gérard Cotellon veut de la "transparence" et ne décidera pas "seul dans son bureau".

Le nouveau directeur de l’Agence Régionale de Santé de La Réunion, Gérard Cotellon, a pris ses fonctions. Il a tenu une conférence de presse, ce mercredi 20 avril, pour présenter ses priorités.

Améliorer le système de santé à La Réunion

Ancien directeur général du CHU de Guadeloupe, Gérard Cotellon succède à Martine Ladoucette et prend la tête de l’ARS. Il s’est fixé comme première mission d’"améliorer la performance du système de santé de la population réunionnaise".

Regardez son interview sur Réunion La 1ère :

ARS : Gérard Cotellon, nouveau directeur général de l'agence régionale de santé dévoile sa feuille de route

"De la transparence"

Gérard Cotellon veut une direction "en transparence vis à vis de la population, des élus et des associations". "Nous devons dire ce que l’on fait et pourquoi on le fait pour que notre politique de santé soit comprise ou critiquée", assure le nouveau directeur de l’ARS Réunion. "Je crois à la démocratie sanitaire", explique Gérard Cotellon pour qui le rôle du "directeur de l’ARS n’est pas de décider seul dans son bureau".

J’accepte d’être challengé. Nous devons mettre des politiques publiques en place sur le plan sanitaire, mais ces politiques doivent être discutées et comprises.

Gérard Cotellon

Améliorer la couverture vaccinale

Une de ses premières préoccupations est l’épidémie de covid-19 à La Réunion, et la vaccination. Il veut une "meilleure couverture vaccinale, surtout chez les plus vulnérables".

"Le taux d’incidence est encore très élevé à 1600 cas pour 100 000 habitants, annonce-t-il. Avec le variant Delta nous aurions eu plus de dégâts, mais avec Omicron l’impact hospitalier est faible. Nous avons entre huit et dix patients en réanimation et une quarantaine en médecine covid. Elles ne sont pas vaccinés et porteuses de comorbidités. Nous avons pour objectif d’aller chercher ces populations pour la vaccination".

Son parcours

Gérard Cotellon a exercé tous les métiers de l'hôpital. En 1984, il débute comme infirmier au Raincy-Monfermeil. Très vite, il sera nommé cadre infirmier, puis directeur des soins à l'hôpital de Versailles. A la fin des années 1990, Gérard Cotellon rentre en Guadeloupe où il travaille dans un hôpital psychiatrique. En 2002, retour à Paris où il intègre l’hôpital européen Georges-Pompidou et dirige ensuite les affaires médicales de l’hôpital de Gonesse. Il deviendra ensuite délégué de la Fédération hospitalière de l’Île-de-France. Il entre ensuite au siège de l'Assistance Publique - Hôpitaux de Paris où il est nommé directeur de cabinet adjoint, puis directeur des ressources humaines en 2015.

A la tête du CHU de Guadeloupe depuis 2018

En août 2018, Gérard Cotellon est nommé à la direction générale du CHU de Guadeloupe. Ses missions seront perturbées par la crise Covid qui a exacerbé le manque de moyens humains et matériels en Guadeloupe. La loi sur l’obligation vaccinale des personnels hospitaliers a provoqué un affrontement sans précédent, entre la direction de l’hôpital et les syndicats. Une partie des salariés a refusé de se faire vacciner et a été suspendue.

En janvier ce conflit social, toujours en cours à ce jour, a connu son apogée lorsque Gérard Cotellon a été agressé, à la sortie de son bureau, après avoir été séquestré une bonne partie de la journée.

Sur Réunion La 1ère, Gérard Cotellon explique "qu’il ne supportait plus d’être depuis six mois sous protection policière". "J’ai eu trois propositions dont La Réunion et j’ai de suite dit oui", conclut le nouveau directeur de l’ARS.