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Violences conjugales : comment éviter le pire ?

A Montgaillard, vendredi dernier, un homme a agressé son ex-compagne. Depuis le début de l'année en France, 85 femmes ont été tuées par un conjoint ou un ex-conjoint. Des clés et des conseils existent pour éviter le pire. Reportage.

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  • LP / Marie-Ange Frassati
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Les violences conjugales font régulièrement la une de l’actualité. Vendredi dernier, un homme de 49 ans a violemment agressé son ex-compagne dans le quartier de Montgaillard à Saint-Denis. Comment éviter le pire ? Comment faire face aux violences conjugales ? Des clés existent pour identifier des étapes et éviter le pire. 
 

Aimer sans focaliser

Dans le sud de l’île, à Grand-Bois, un psychologue reçoit régulièrement des individus qui ont envie d’agresser physiquement leur partenaire. Pourtant, selon David Gaulois, il existe des clés et des astuces de vie pour éviter de tel drame.

"Dans le cas d’un partenaire masculin, il est souvent dans une situation d’exclusivité par rapport à sa partenaire, explique le psychologue. Il investit ou surinvestit sa compagne, comme sa seule raison de vivre. Il va négliger sa vie sociale, négliger sa vie familiale, désinvestir parfois aussi le monde professionnel. Alors, sa partenaire devient sa seule source d’affectivité exclusive".
 

Diversifier ses centres d’intérêts

En couple, il est important de diversifier ses centres d’intérêts, d’avoir des loisirs, de pratiquer un sport, de cultiver l’échange avec d’autres personnes et d’avoir un ou plusieurs confidents chacun de son côté. Car en cas de problème : "une personne qui est dans la colère est incapable d’avoir un regard objectif sur sa situation, remarque le psychologue, David Gaulois. L’idée est d’avoir le regard d’un tiers pour pouvoir prendre de la distance émotionnellement".

Regardez le reportage de Réunion La 1ère : 
La prévention des violences conjugales
 

Identifier ses émotions, se livrer à un tiers

Lorsque la situation dérape, le psychologue conseille la fuite. "A partir du moment où on sent qu’on est en débordement émotionnel, le mieux est de fuir la situation qui nous amènerait à passer à l’acte, explique-t-il. Il faut en parler, dire -je risque de faire une bêtise, aidez-moi !-. Il faut en parler à ses amis, à ses proches et même peut être à son médecin pour une hospitalisation si on sent qu’on risque de passer à l’acte envers quelqu’un ou envers soi-même".
 

Ne pas prendre les menaces à la légère

La majorité des agressions physiques restent le fait des hommes. "Il ne faut pas prendre à la légère les menaces, conseille Evelyne Corbière, secrétaire générale de l’UFR, l’Union des Femmes Réunionnaises. Les menaces de mort, mais aussi les menaces du type -je vais te détruire-, amorcent la violence. Si on ne les prend pas à temps, il y a un risque de passage à l’acte".
 

Préparer sa fuite

Une fois la menace identifiée, faut-il encore réussir à fuir. "Toutes les victimes ne sont pas prêtes à partir du jour au lendemain, donc nous leur conseillons de préparer leur fuite, raconte Evelyne Corbière. Il faut notamment préparer les documents administratifs, les pièces d’identité, passeport, livret de famille. Ensuite, il faut appeler les numéros d’urgence et se mettre immédiatement à l’abri".

Pour se préserver d’un passage à l’acte, côté agresseur ou victime, il y a de bons réflexes à connaître. Selon les associations, il reste aussi "beaucoup de travail en termes d’éducation et de prévention" pour éradiquer les violences conjugales.
 

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