réunion
info locale

Des pêcheurs locaux empêchent un bateau malgache de débarquer

pêche
Des pêcheurs locaux empêchent un bateau malgache de débarquer
Des pêcheurs locaux empêchent un bateau malgache de débarquer. ©Michelle Bertil
Arrivés vendredi dernier au Port Ouest, les pêcheurs malgaches du "Ile Sainte-Marie" attendent toujours de débarquer leur cargaison de poissons. Des pêcheurs locaux dénoncent "l’absence de contrôle sanitaire" et empêchent la livraison.
Soutenus par quelques Gilets Jaunes, une dizaine de pêcheurs campent depuis vendredi matin devant le silo de glace du Port Ouest. Les manifestants sont emmenés par Yannis Latchimy qui avait déjà empêché un bateau de quitter Le Port en début de semaine. A quelques mètres du groupe de manifestants, les huit membres d’équipage du bateau de pêche malgache "Ile Sainte-Marie".
 
Des pêcheurs locaux empêchent un bateau malgache de débarquer
Des pêcheurs locaux empêchent un bateau malgache de débarquer. ©Indranie Pétiaye
 

Absence de contrôle sanitaire

Originaires de Madagascar, ces marins souhaitent débarquer leurs poissons pêchés au large de la grande île, mais les pêcheurs locaux s’y opposent. Ils dénoncent l’absence de contrôle sanitaire obligatoire, demandée par Bruxelles en cas de pêche en dehors de la zone européenne. De leurs côtés, les services des douanes et les inspecteurs de l’hygiène n’ont pas encore procédé aux constatations d’usage.
 
Des pêcheurs locaux empêchent un bateau malgache de débarquer
©Indranie Petiaye

Regardez la réaction de Roland Fanellie, citoyen Portois, avec Michelle Bertil et Daniel Fontaine :
©reunion
 

"Une concurrence déloyale"

Les pêcheurs dénoncent également une concurrence déloyale avec la mise sur le marché local de ces poissons. Ils demandent à ce que le bateau reparte à bon port avec sa cargaison. Le capitaine du "Ile Sainte-Marie" affirme que tous les documents sont en règle. Depuis trois ans, il "transporte du poisson de Madagascar vers La Réunion, à raison d’une rotation par semaine", affirme-t-il. Selon lui, "c’est la première fois que les contrôles tardent à se faire".

En attendant, près de deux tonnes de poissons patientent dans des cales réfrigérées.
 
Publicité