Piton de la Fournaise : la perspective d’une éruption s’éloigne, mais ne disparaît pas

catastrophes naturelles
Éruption du Piton de la Fournaise, avril 2020.
Éruption du Piton de la Fournaise, avril 2020. ©Imaz Press
Le volcan ne s’est pas "rendormi", une activité sismique reste en effet présente, mais les chances qu’une éruption ne se produise à court terme s’éloignent. L’activité sismique est bien ralentie, mais pas terminée. Une inflation est constatée sous le sommet du volcan.  
 
Pas de grands changements ces derniers jours du côté du volcan. Les scientifiques de l’Observatoire volcanologiques du Piton de la Fournaise restent attentifs. L’activité sismique est toujours enregistrée sous le volcan, même si elle est en baisse depuis 3 à 4 jours.
 

L’activité sismique décroit

20 séismes tectoniques profonds ont été pointés sous le flanc Est, ainsi qu’un séisme volcano-tectonique sommital superficiel, 2 séismes classés "indéterminés" car de magnitude trop faible, et 19 effondrements superficiel dans le secteur du flanc Est.
  

Remontée de magma vers le sommet plutôt que le flanc Est

Si aucune déformation d’ampleur ne s’est produite dans le secteur des Grandes Pentes, l’inflation de la zone sommitale continue. Une inflation qui témoigne de la mise sous pression d’une source sous le sommet, là où est localisé le système d’alimentation superficiel. 

De plus, cette inflation est en accord avec les concentrations en CO² en augmentation dans le sol du secteur de la Plaine-des-Cafres, même si le taux reste modéré. Pour les scientifiques, cette augmentation est souvent associée à une remontée du magma depuis le manteau.
 

La possibilité d'une éruption s'éloigne mais ne disparaît pas

L’incertitude demeure donc du côté de l’Observatoire volcanologique du Piton de la Fournaise. Si l’activité sismique baisse, certains indicateurs laissent à penser que rien n’est terminé. En accord avec la préfecture, la phase d’alerte 1 est donc maintenue et les scientifiques restent mobilisés.

La persistance d’une sismicité montre que l’intrusion de magma sous le flanc est toujours active et qu’une éruption ne peut être exclue sous cette zone. De plus, l’inflation de la zone sommitale, notamment, montre qu’une nouvelle injection magmatique depuis le réservoir sommital n’est pas non plus exclue.

Si les chances de voir une éruption se produire à court terme s’éloignent, rien n’est exclue à "plus long terme".

 
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