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Plaine des Cafres : la situation s'apaise entre la DAAF et les éleveurs

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Vache morte Plaine des Cafres élevage DAAF
©Alix Catherine
Les trois agents de la DAAF, qui avaient été séquestrés sur l'exploitation des Lauret à la Plaine des Cafres, ont pu quitter les lieux ce midi. Ils s'étaient rendus dans l'élevage pour euthanasier une vache malade sans le consentement des propriétaires.
 
Le climat était tendu depuis lundi soir à la Plaine des Cafres. Trois fonctionnaires de la DAAF - la Direction de l'Alimentation, de l'Agriculture et de la Forêt de La Réunion - s'étaient rendus, à la demande du procureur de Saint-Pierre, dans l'exploitation de Georges et Mélusine Lauret, tous deux éleveurs bovins. Signalées par un anonyme, plusieurs vaches seraient atteintes de leucose bovine, une maladie contagieuse sans danger pour l'Homme. 

Georges Lauret rentre chez lui dans la soirée lorsqu'il découvre l'une de ses vaches couchée. Le verdict est sans appel à ses yeux : les trois agents ont euthanasié sa bête, pourtant en pleine forme quelques heures plus tôt, sans son consentement.
 

Une nuit d'attente


Dans la soirée, des membres de l'Adefar - Association de Défense des éleveurs de La Réunion - et plusieurs "Gilets jaunes" rejoignent le couple. En attente d'explications, ils décident de retenir les fonctionnaires et réclament un rapport détaillé qui justifie cette intervention. 

Vers 7h du matin, le directeur de la DAAF se rend sur les lieux afin de négocier avec les Lauret. A ce moment, il ne reste que deux agents sur l'exploitation. Ces derniers ont passé la nuit dans leur voiture sous surveillance des éleveurs restés dehors toute la nuit.
Vache morte Plaine des Cafres élevage DAAF
©Alix Catherine

Une solution trouvée


Ce midi, les éleveurs ont négocié le départ des fonctionnaires de la DAAF en échange d'un rapport détaillé et signé sur les causes initiales de leurs venues. Une première version avait déjà été présentée dans la matinée mais les Lauret avaient refusé les termes du contrat. 

Le maire du Tampon, André Thien Ah Koon, s'est lui-même rendu sur place pour calmer le jeu. Face à la colère des 50 personnes rassemblées, il s'est engagé à organiser le plus rapidement possible une réunion avec le préfet pour régler les problèmes liés aux bêtes malades ou mortes sans explication.
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