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Le Port : un homme tue 3 de ses 4 enfants, l'aînée parvient à s'enfuir

faits divers le port
Le port : triple infanticide à la rivière des galets père tue ses enfants 240319
©Aurélie Constant (Réunion la 1ère)
Un triple infanticide s'est produit ce dimanche 24 mars dans le quartier de la Rivière-des-Galets, au Port. Un homme a tué ses 3 petits garçons, âgés de 2 à 5 ans. L'aînée, une fillette de neuf ans, a réussi à s'enfuir. Le père de famille a été interpellé. 
Un père de famille a tué ses 3 petits garçons, de 2, 4 et 5 ans, en fin de matinée, ce dimanche 24 mars, dans le quartier de la Rivière-des-Galets au Port. Sa fille aînée, âgée de 9 ans, a pu s'enfuir.
 

La maman a donné l'alerte

L'homme, d'une quarantaine d'années, avait la garde de ses 4 enfants pour les vacances et devait les ramener à leur mère, ce dimanche soir. C'est elle qui a donné l'alerte après s'être entretenue au téléphone avec son ex-concubin dans la matinée. Il lui aurait alors dit vouloir tuer ses enfants et se tuer à son tour.

Prenant ses menaces au sérieux, elle a appelé les forces de l'ordre pour qu'elles se rendent au domicile, a indiqué le procureur qui s'est rendu sur place. A l'arrivée des forces de l'ordre, l'homme s'était pendu, tentant de mettre fin à ses jours. Il a été secouru, puis interpellé et placé en garde à vue. Il ne pourra cependant être entendu dans l'immédiat, son état de santé ayant nécessité son hospitalisation.
 

Une enquête est ouverte

Les circonstances exactes de ce drame familial restent encore à déterminer. La petite fille, très traumatisée, sera entendue, avec les précaution d'usages dues à son âge, précise le procureur. Elle devrait pouvoir apporter des précisions sur le déroulement de la matinée.

Les médecins légistes se sont rendus sur place. Des autopsies des 3 petites victimes seront réalisées demain matin, lundi 25 mars. Elles permettront de déterminer la cause exacte de la mort de ces 3 petits garçons. 

L'enquête aura également pour objet de déterminer le caractère prémédité ou non des faits. 


Dans le quartier l'émotion est vive. Reportage d'Aurélie Constant et Alexandre Timar.
©Reunion la 1ère
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