Pour Jean-Paul Virapoullé, "on ne touche pas au statut actuel de La Réunion, il est sa carte vitale"

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Jean-Paul Virapoullé, ancien maire de Saint-André.
Jean-Paul Virapoullé, ancien maire de Saint-André. ©RB / IMAZ PRESS
L'avenir institutionnel des Outre-mer était discuté entre les élus ultramarins et le chef de l’Etat, Emmanuel Macron, mercredi 7 septembre. L'amendement Virapoullé a été remis en cause par Huguette Bello, présidente de Région. Jean-Paul Virapoullé réagit.

"Le statut actuel de La Réunion est aujourd’hui la carte vitale de vos droits et de vos devoirs, on ne touche pas à la carte vitale", s’exclame Jean-Paul Virapoullé, ancien sénateur.

Un blocage de "l’évolution institutionnelle de l’île"

Il réagit à la rencontre d’élus réunionnais avec le chef de l’Etat, Emmanuel Macron, hier, mercredi 7 septembre. Au cours de ce diner, Huguette Bello, présidente de la Région Réunion a demandé la suppression de l’amendement Virapoullé qui selon elle "bloque l’évolution institutionnelle de l’île".

"Un abus de pouvoir"

"Vous voulez faire des expérimentations faites-le, mais dans un cadre ou la loi est votée par le parlement", martèle Jean-Paul Virapoullé. Selon l’ancien sénateur, "Huguette Bello commet un abus de pouvoir". " Qu’elle m’apporte la preuve qu’elle a reçu un mandat de la part des Réunionnais pour aller demander un statut au chef de l’Etat", lance Jean-Paul Virapoullé.

Regardez son interview sur Réunion La 1ère :

Interview Jean-Paul Virapoullé sur la départementalisation

"Nous savons d’où nous sortons"

Il réagit également au sondage SAGIS réalisé pour le Département de La Réunion. Selon ce sondage, 89% des Réunionnais préfèrent que l’île garde son statut actuel, et 68% estiment que la Départementalisation a été "une très bonne chose".

"Ce sondage rejoint l’essence politique même que j’ai mené aux côté de Michel Debré, Auguste Legros, Paul Bénard, pour que La Réunion soit un vrai département français, déclare Jean-Paul Virapoullé. Nous savons d’où nous sortons, ce temps où nous étions une colonie, on habitait sous des cases en pailles et on dormait sur des paillasses".

Renforcer encore les progrès

"Aujourd’hui, nous sommes soignés dans un CHU extraordinaire, les progrès faits ici sont exceptionnels, il ne faut pas les diminuer, il faut encore les renforcer et aller maintenant vers le développement économique", ajoute l’ancien sénateur.