publicité

Pourquoi des fermetures de classe après la rentrée scolaire à La Réunion ?

Ce lundi 10 septembre, les parents d’élèves de l’école Lacaussade à Saint-Louis ont manifesté contre la suppression d’une classe de CP. Depuis la rentrée scolaire, ces manifestations se multiplient car plusieurs classes ont été fermées dans les écoles de l’île. Explications.

© Willy Fontaine
© Willy Fontaine
  • LP / Nadia Tayama
  • Publié le
Les parents d’élèves de l’école Auguste Lacaussade ont haussé le ton ce lundi 10 septembre. Ils ont manifesté devant l’établissement ce matin pour dénoncer la fermeture d’une classe de CP.

Depuis la rentrée scolaire, plusieurs manifestations de parents d’élèves ont eu lieu dans différentes écoles de l’île pour défendre le maintien de classes. Ces parents se demandent pourquoi il faut attendre la rentrée pour décider des fermetures et ouvertures de classes.

Regardez le reportage de Nadia Tayam et Alexandra Pech : 
 

Moins d’élèves dans le premier degré

Selon le rectorat de La Réunion, l’académie compte cette année 700 élèves de moins dans le premier degré. Résultat : cette baisse d’effectif a entraîné la suppression de sept classes dans les écoles de Bras Fusil à Saint-Benoît, Emilie Moreau à la rivière des Roches, Vauban et La Chaumière à Saint-Denis et l’école de la Palissade à la Rivière Saint-Louis.
 

Difficile à anticiper

Selon le rectorat de La Réunion, ces ajustements de classes se font selon plusieurs facteurs. "Il y a les flux de population, mais aussi les livraisons de logement. Certains logements sont arrivés, d’autres non, donc parfois c’est compliqué d’anticiper. Il peut y avoir des évolutions, affirme Jean-François Salles, inspecteur d’académie, adjoint au recteur. Par ailleurs, d’autres classes ont aussi été transférées d’une école à une autre école voisine".
 
© Henry-Claude Elma
© Henry-Claude Elma
 

"Nos poulets mieux traités que nos enfants"

Pour la FCPE, Fédération des Conseils de Parents d'Elèves, ces variables d’ajustement ne sont pas acceptables. "Nos poulets sont mieux traités que nos enfants", s’exclame Daniel Amouny, président de la FCPE à La Réunion.
 

Des directives exigent 5m² par poulet, alors que nos enfants ont à peine 2m². Ce n’est pas normal, il faut arrêter de travailler dans cette logique comptable et penser au bien-être de nos enfants.


Face à cette situation, les fédérations de parents d’élèves et les syndicats demandent à ce que La Réunion soit classée en ZEP, zone d’éducation prioritaire,dans le premier et le second degré.
 

Sur le même thème

L'actualité la 1ère partout et à tout moment
Téléchargez l'application La 1ère
  • AppStore
  • Google Play