Pourquoi des mangues d’Egypte et des passions à 20 euros le kilo sur les marchés de La Réunion ?

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Des fruits de la passion sur le marché du Chaudron à La Réunion.
Des fruits de la passion sur le marché du Chaudron à La Réunion. ©Laurent Figon
Alors que le kilo de fruits de la passion atteint vingt euros, la mangue égyptienne remplace les mangues péi sur les étals des marchés de La Réunion. Explications.
Que se passe-t-il sur les étals des marchés de La Réunion ? Ces derniers jours, le kilo de fruits de la passion a atteint vingt euros. "C’est beaucoup trop cher", s’indignent les Réunionnais. "J’en ai déjà achetés à deux euros le kilo, donc pas question", s'exclame une cliente.

Regardez le reportage de Laurent Figon :  

La passion a souffert

Les prix s’envolent, mais "rien de plus normal", selon Jean-Jacques Barbin, producteur de fruits, présent sur le marché du Chaudron à Saint-Denis. "C’est la fin de la saison pour les fruits de la passion qui ont beaucoup souffert cette année, explique-t-il. Il y a eu le cyclone, mais aussi la maladie, donc nous sommes obligés de les vendre plus chers sinon on ne s’en sort pas".
 
Fruits de la passion sur le marché du Chaudron à Saint-Denis.
Fruits de la passion sur le marché du Chaudron à Saint-Denis. ©Laurent Figon
 

Des mangues d'Egypte

Autre curiosité sur les marchés de La Réunion ces derniers jours : les mangues égyptiennes. En l’absence des mangues locales, les mangues Auguste ou José, ce sont les Egyptiennes qui sont en vente. De quoi intriguer certains consommateurs : "Je ne connais pas, mais je vais peut-être tester", avance timidement l’un d’eux.

"Ça vient d’Egypte, c’est sucré, sans filasse, c’est super bon", rassure Thérèse Barbin, productrice de fruits.
 
Mangues égyptiennes sur le marché du Chaudron à Saint-Denis.
Mangues égyptiennes sur le marché du Chaudron à Saint-Denis. ©Laurent Figon

Et si fruits de la passion et mangues ne vous attirent pas, vous pouvez profiter des tomates. Peu coûteuses et en nombre, elles sont partout. "Il y en a tellement, qu’il y a même du gaspillage", souligne Jean-Jacques Barbin.