Que risquent les parents qui refusent le retour à l’école de leurs enfants ?

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La rentrée scolaire du 22 juin à La Réunion.
La rentrée scolaire du 22 juin à La Réunion. ©Imaz Press
A partir de ce lundi 22 juin, la présence des marmailles à l’école est à nouveau obligatoire, de la maternelle au collège. Que risquent les parents encore récalcitrants ? En réalité, pas grand chose.
De la maternelle au collège, les marmailles de La Réunion devaient reprendre le chemin de l’école, ce lundi 22 juin, plus de trois mois après le début de la crise sanitaire du coronavirus.
 

L’école obligatoire

Le 14 juin dernier, lors de son allocution, le chef de l’Etat avait annoncé que la présence des enfants à l’école serait à nouveau obligatoire à compter de ce lundi 22 juin. "En Hexagone comme en Outre-mer, les crèches, les écoles, les collèges se prépareront à accueillir à partir du 22 juin tous les élèves de manière obligatoire et selon les règles de présence normale", avait déclaré Emmanuel Macron. Pourtant, cette décision ne fait pas l'unanimité. Selon un sondage Odoxa pour France Info et Le Figaro, 56% des Français désapprouvent cette mesure. Certains parents craignent un regain de l'épidémie de Covid-19, d'autres n'ont pas réussi à s'organiser. 
 

Des absences à justifier

Que risquent les parents qui refusent le retour de leur enfant à l'école ? En réalité, pas grand chose. Les absences des élèves seront notées et devront être justifiées par les parents. "On fera comme d’habitude, les parents dont les enfants sont absents seront appelés et ils devront justifier l’absence, explique Jean-François Salles, inspecteur académique au rectorat de La Réunion. Si l’absence se répète, ils auront une notification officielle du recteur pour leur rappeler que l’instruction est obligatoire".

Regardez les précisions de Jean-François Salles sur Réunion La1ère : 
Interview de Jean-François Salles, inspecteur académique dans le Journal de 12h30

Jean-François Salles reconnaît toutefois qu’il sera plus simple d’appeler les parents lorsqu’il manque "trois élèves par classe que s’il en manque 15, car cela fera 15 familles à convaincre". Le dialogue devrait donc être privilégié. Bienveillance et tolérance semblent être de vigueur au regard du contexte particulier de la crise sanitaire.

Selon le code pénal, un parent qui soustrait son enfant à ses obligations légales "au point de compromettre la santé, la sécurité, la moralité ou l’éducation" est passible de deux ans de prison et de 30 000 euros d’amende.

Regardez le reportage de Réunion La1ère :
Que risquent les parents qui ne mettent pas leurs enfants à l'école ?
 

Un protocole sanitaire allégé

Dans les écoles, le protocole sanitaire a été allégé. La distanciation en maternelle et la limitation à 15 élèves par classe ont disparu ; les 4m2 par élève sont remplacés par un mètre de distance latérale entre deux enfants à partir du CP. Au collège, si le mètre de distance n'est pas possible, les enfants âgés de plus de 11 ans devront porter un masque.

Le gouvernement estime que cette reprise de l'activité scolaire a plus un intérêt psychologique, que pédagogique. Pour le ministre de l’Education, Jean-Michel Blanquer, "c'est important pour les élèves de retrouver leurs camarades et leurs enseignants, même pour quelques jours".
 

Une rentrée reportée ?

Ces dernières semaines, les écoles de La Réunion ont rouvert au compte-goutte. Un temps récalcitrants, les maires de l’île ont fini par rouvrir leurs écoles.

Ce matin sur Réunion La 1ère, Francis Fonderflick, le secrétaire général du rectorat a expliqué que plusieurs hypothèses étaient étudiées pour la prochaine rentrée scolaire à La Réunion. Prévue le 17 août, elle pourrait être reportée d’une ou deux semaines.
 
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