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Roland Garros : « Un exemple pour la jeunesse » (Eric Boulogne, spécialiste de l’aviateur)

Les hommages à Roland Garros se multiplient cette semaine, à l’occasion du centenaire de sa disparition. L’aviateur est un des Réunionnais les plus célèbres dans le monde. Passionné par son parcours exceptionnel, Eric Boulogne était l’invité de la matinale sur Réunion La 1ère radio.

Eric Boulogne, spécialiste de Roland Garros © Philippe Dornier
© Philippe Dornier Eric Boulogne, spécialiste de Roland Garros
  • Philippe Dornier
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Expositions, forum des métiers de l’air, portes ouvertes à la base aérienne 181… Cent ans après son décès (le 5 octobre 1918), Roland Garros fait l’objet de nombreux hommages à La Réunion. Pour Eric Boulogne, auteur de 4 ouvrages sur l’aviateur, il mérite d’entrer au Panthéon : « C’est le plus connu de nos aviateurs, celui qui va faire avancer la technologie dans l’aviation. Un détenteur de records mondiaux. »
 

 
L’auteur de ‘‘Roland Garros, l’embrasseur de nuages’’ souligne surtout l’engagement militaire du natif de St-Denis, car un originaire de La Réunion n’était pas obligé de partir faire la guerre : « C’est un exemple pour la jeunesse. En 1912 à Angers, il donne son avion à l’armée, pour faire comprendre qu’il faut s’équiper d’une aviation. » Peine perdue : la Première Guerre mondiale débute sans que la France dispose d’une réelle force aérienne.
 

Mort en héros

 
Roland Garros innove avec le tir à travers l’hélice, « ce qui en fait le premier pilote de chasse ». Il périt lors d’un combat dans le ciel des Ardennes. Cette disparition, « aujourd’hui encore c’est un mystère » se désole Eric Boulogne. Explosion de l’avion, panne de moteur ? « Ce qui est sûr, c’est qu’aucun aviateur allemand n’a revendiqué la mort de Roland Garros », contrairement aux pratiques de l’époque.
 
Ses débuts, le Dionysien les avaient faits dans des meetings aériens. « C’était l’aviateur le plus aimé du public » retrace notre spécialiste. « Parce qu’il décollait alors que les autres ne décollaient pas, quand la météo était défavorable » par exemple. Mais Roland Garros n’était pas casse-cou, « il prenait des risques calculés » après avoir observé les anciens, les écoles de pilotage n’existant pas.
 
Un caractère téméraire qui lui permet d’être le premier à relier deux continents sans escale : il traverse la Méditerranée en 1913 à bord d’un Morane H, dont la réplique est exposée à la Région, puis sur la base aérienne 181. « J’aimerais que les Réunionnais s’accaparent cette histoire extraordinaire » conclut Eric Boulogne.

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