Enlèvement à Saint-Benoît : la fillette a été violée, le suspect est mis en examen pour enlèvement, séquestration et viol

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Le suspect est mis en examen pour enlèvement, séquestration et viol.
Le suspect est mis en examen pour enlèvement, séquestration et viol. ©Imaz Press

La fillette de 5 ans enlevée, jeudi dernier, à Saint-Benoît, a subi un viol. Interpellé, 48 heures, après l’enlèvement, le suspect est mis en examen, ce lundi, pour enlèvement, séquestration et viol sur mineure de moins de 15 ans. Les enquêteurs n’excluent pas d’autres agressions.

L’homme de 37 ans, suspecté de l’enlèvement de la fillette de 5 ans, jeudi dernier, dans le quartier de Bras-Fusil à Saint-Benoît, est mis en examen pour enlèvement, séquestration et viol sur mineure de moins de 15 ans. Il a reconnu les faits et a été placé en détention.

Déféré au Palais de justice de Champ-Fleuri ce lundi 22 mars, il devra comparaître devant la cours d’Assises et encourt vingt ans de réclusion criminelle. 

Regardez les précisions de Réunion La 1ère :

L'homme soupçonné d'avoir enlevé la fillette de 5 ans, jeudi à Saint-Benoît, l’a aussi violé. Décrit comme extrêmement dangereux, il a été mis en examen pour enlèvement, séquestration et viol

 

La fillette a été violée

Lors d’une conférence de presse, le procureur de la République a expliqué que "la fillette avait aussi subi un viol". "Déjà condamné à vingt-et-une reprises pour des vols, abus de confiance, et autres délits, l’individu était bien connu de la justice", poursuit Eric Tuffery. SDF, il était sorti de prison en novembre dernier et avait plusieurs points de chute dans l’île.

"Un individu extrêmement dangereux"

Il faisait régulièrement des passages en hôpital psychiatrique. Les experts décrivent un "individu extrêmement dangereux", qui "présente des troubles de la personnalité très graves", explique le procureur de la République.

L’homme a expliqué avoir "été pris d’une pulsion irrépressible en voyant les jeunes enfants", décrit Eric Tuffery.

D’autres victimes ?

"Il parle de pulsion, les enquêteurs se demandent si l’individu a pu agresser d’autres enfants dans les mois et les années passées, poursuit Eric Tuffery. On n’exclut pas qu’il ait pu s’en prendre à d’autres mineurs".

Un portrait-robot précis

Interpellé samedi, l’homme est passé aux aveux, dimanche. Le travail minutieux des gendarmes avait permis l’arrestation de l’individu, samedi, en fin de journée. Fortement alcoolisé, il avait été placé en cellule de dégrisement, avant d’être entendu par les enquêteurs, dimanche.

L’homme correspondait au portrait-robot dressé par la fillette de 5 ans. Malgré son jeune âge et les circonstances, elle a livré une description détaillée de son agresseur au crâne rasé, et notamment ce signe distinctif : un tatouage en forme d'étoile au niveau du cou.

La recherche du véhicule

Les gendarmes de la compagnie de Saint-Benoît et de la section de recherches de Saint-Denis ont ensuite mené un travail de fourmi pour retrouver le véhicule du suspect.

Les témoins de l’enlèvement décrivaient une Opel Astra, clairement identifiable car il s’agissait d’une voiture bicolore au toit noir, déclarée volée. Avec le signalement du véhicule, les gendarmes ont ratissé l'Est du département en s'appuyant sur les caméras de surveillance positionnées sur les axes routiers.

48 heures de cavale

Après 48h de cavale, l’individu au crâne rasé est repéré sur la route de Salazie à bord d’une voiture qui correspond également au récit de la victime. L’Opel Astra au toit noir sera suivie et interceptée à Saint-André par un peloton de surveillance et d’intervention de la gendarmerie. Le conducteur est alors interpellé.

Durant la conférence de presse, ce lundi, le commandant de la gendarmerie de La Réunion, le général Pierre Poty, est revenu sur "cette enquête complexe". "Les analyses ADN et de téléphone prennent du temps, nous avons donc mené une enquête de proximité, à l’ancienne", a expliqué le général Poty qui décrit une course contre la montre. "Il s’agissait de quelqu’un d’extrêmement dangereux, il y avait un risque de récidive", poursuit le commandant de la gendarmerie qui a tenu à saluer "l’immense courage de la petite fille".

Attirée par des bonbons, la fillette avait été enlevée, jeudi 18 mars, à Saint-Benoît, alors qu’elle jouait avec d’autres marmailles en bas de son immeuble. Elle a été retrouvée en larmes, deux heures plus tard, aux abords d’un champ de cannes, par un cycliste, à plusieurs kilomètres de son domicile, à Saint-André.