Saint-Denis : le piéton renversé à la sortie de la discothèque est décédé

faits divers
Rue Léopold-Rabaud Saint-Denis
©Maps
Jolias Thomas, 32 ans, était en soin intensif depuis le 26 mars 2017. Alors qu’il quittait la boîte de nuit les Cocotiers à pied, il avait été fauché par une Porsche dont le conducteur, qui avait reconnu en garde à vue avoir bu, avait pris la fuite.
Jolias Thomas avait été admis aux urgences de l’hôpital de Bellepierre dans un état critique. Touché à la tête, il avait été transféré en soin intensif au CHU de Saint-Pierre. Malheureusement, le dionysien âgé de 32 ans est décédé des suites de ses blessures ce mardi 11 avril 2017, soit trois semaines après la tragédie.
Les efforts des équipes médicales sont restés vains. Le cerveau était atteint en profondeur et les soins n’ont pas permis de sauver le passionné de trail et coureur du Grand raid.
 
Le chauffard et la victime avaient passé la soirée dans la même discothèque
 
Ce dimanche 26 mars 2017, la victime quitte la discothèque les Cocotiers à pied. Alors qu’il traverse le boulevard Rambaud, une Porsche arrive à toute allure et le fauche. Le conducteur conscient de la gravité des faits poursuit sa route.
Il se livre au commissariat de Saint-Denis, plusieurs plus tard. Il confiera aux inspecteurs qu’il a emprunté la voiture de son frère en sortant la boîte de nuit. Légèrement alcoolisé, il a voulu l’essayer. Il affirme qu’il roulait à 100 km/h au moment du drame au lieu des 50 km/h autorisés en ville.
 
Le chauffard convoqué prochainement devant le juge
 
Présenté à un juge d’instruction à l’issue de sa garde à vue, le jeune homme domicilié à Bras-Panon avait été mis en examen pour blessures involontaires aggravées par un manquement à une obligation de prudence et délit de fuite. Malgré la gravité des faits, le juge des libertés l’avait laissé libre sous contrôle judiciaire. Il devrait être à nouveau convoqué au tribunal prochainement pur être à nouveau mis en examen, mais cette fois pour blessures involontaires aggravées ayant entraîné la mort par un manquement à une obligation de prudence et délit de fuite. Ce second passage devant le juge des libertés pourrait se terminer en détention provisoire, malgré les garanties de représentation…
Les Outre-mer en continu
Accéder au live