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Saint-Denis : le proxénète, son fils et trois prostituées toujours entendus

La garde à vue, des proxénètes et des prostituées, se poursuit. Les inspecteurs de la SD disposent en effet de 96 heures pour entendre les suspects. Si l'avenir immédiat des tenanciers de la maison close est écrit, celui des prostituées, si elles sont étrangères, est nettement plus incertain.  

© Rahabia Issa (Réunion la 1ère)
© Rahabia Issa (Réunion la 1ère)
  • Par Fabrice Floch
  • Publié le
Depuis 48 heures, les inspecteurs de la Sûreté départementale entendent deux proxénètes, un père et son fils, mais aussi trois "professionnelles" qui exerçaient dans le quartier de Saint-Jacques à Saint-Denis. Un commerce florissant qui avait pignon sur rue depuis 4 ans, selon les voisins. Excédés par les nuisances et la prolifération des clients, ils ont porté plainte contre le propriétaire de la villa, située à l'angle des ruelles Pavées et des Anges. Les inspecteurs de la Sûreté départementale qui agissait sous les directives d'un juge d'instruction de Saint-Denis ont enquêté pendant quatre mois avant de procéder à des interpellations.

Un proxénète déjà condamné pour agression sexuelle

Lundi matin, ils ont décidé de fermer la maison close en interpellant Mohamed Rangila, propriétaire des lieux, un commerçant de Saint-Denis déjà condamné par la justice pour des affaires d'agressions sexuelles, son fils qu'il avait associé à cette lucrative affaire et trois péripatéticiennes. Depuis 48 heures, les 5 suspects doivent répondre aux questions des policiers. Des auditions qui, dans ce genre de dossier, peuvent durer 96 heures.

Quel avenir pour les prostituées ?

À l'issue de cette étape qui doit permettre de savoir précisément depuis combien de temps, ce "commerce" illicite fonctionnait et combien il a rapporté aux tenanciers, les deux proxénètes et les prostituées seront présentés au juge d'instruction.
S'il fait peut de doute qu'un placement en détention provisoire devrait être prononcé à l'encontre de Mohamed Rangila, quel sera l'avenir judiciaire de son fils et des "professionnelles". Les prostituées viennent pour certaines de Madagascar ou des Comores, sans attaches locales, elles pourraient faire l'objet d'une reconduite à la frontière.
© Rahabia Issa (Réunion la 1ère)
© Rahabia Issa (Réunion la 1ère)

 

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